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    Filières en vogue: Le digital bouscule les codes

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5301 Le 26/06/2018 | Partager
    Les soft skills, un impératif pour décrocher un job
    Ingénieur, middle manager, informaticiens… Très prisés
    Les métiers de la santé et de l’enseignement ont un bel avenir devant eux
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    Pour les lauréats titulaires d’un master et plus, ce sont les profils d’informaticiens qui ont été les plus recher-chés par les recruteurs en 2017. Ils concentrent plus de la moitié des demandes. Viennent après les commerciaux et les enseignants avec respectivement 8 et 4%

    Cette décennie est marquée par une numérisation accélérée dans le monde entier. Le Maroc n’est pas en reste. Cette digitalisation a chamboulé le fonctionnement des entreprises en redéfinissant ces priorités et en créant de nouveaux besoins.
    Alors que les sociétés sont amenées à se transformer, les établissements d’enseignement supérieur eux se doivent de former des profils plus adaptés à cet environnement.

    «Aujourd’hui, les employeurs sont très intéressés par des profils qui sont à même de résoudre des problèmes, qui portent hautement la valeur du travail, engagés, autonomes, et qui apportent une valeur ajoutée à l’équipe», souligne Amine Bensaid, président de l’Université Mundiapolis.

    De plus, face à la concentration de l’offre d’emploi et de l’urbanisation, la mobilité professionnelle est, elle aussi, un atout. «Nous constatons un accroissement de la demande pour les métiers les plus qualifiés, et des compétences de plus en plus orientées vers les soft skills adaptées, notamment, à la demande du secteur des services. Le développement de ces compétences là représente le tiers du temps pédagogique de nos programmes», précise pour sa part Tawhid Chtioui, directeur de l’Emlyon business school Africa. Même son de cloche auprès de Mohammed Zaoudi, directeur de l’IGA (Institut supérieur du génie appliqué).

    «Il ne suffit plus d’avoir un bon diplôme. Il faut surtout avoir un bon profil, capable de rassembler des compétences techniques et humaines permettant au lauréat de mener à bien tous les challenges rencontrés», appuie-t-il.

    Selon le patron de l’Université Mundiapolis, Amine Bensaid, trois filières se distinguent et sont populaires auprès des étudiants. Il s’agit de l’ingénierie, du management, et de la santé. La première est plébiscitée à travers la formation aux métiers de l’aéronautique, du génie industriel et de l’informatique.

    «Plus des deux tiers de nos lauréats qui y suivent ces programmes sont susceptibles d’obtenir un emploi dans la foulée de leur projet de fin d’études, preuve de la solidité de ces filières», tient-il à préciser. Les profils de middle manager dans les secteurs du commerce, du management d’entreprise, de la logistique, du marketing, et de la finance sont également prisés. Pour ce qui est de la santé, le manque de personnel spécialisé en kinésithérapie, orthophonie, psychologie, podologie ou psychomotricité, crée un engouement autour du domaine.

    L’entrepreneuriat est également une filière porteuse d’emploi. Cependant, elle est très souvent délaissée par les jeunes ayant peur de se lancer dans le business très tôt. La dernière étude du jobboard ReKrute.com le démontre. Seuls 9% des 25-34 ans ambitionnent de créer leur propre projet, alors que 40% des 45-54 ans, et 54% des 55 ans et plus le souhaitent. A l’Emlyon, l’entrepreneuriat est une pierre angulaire de l’école. Tout un programme lui est dédié ainsi qu’un incubateur pour accompagner les jeunes porteurs de projets.

    Par ailleurs, la finance, le business développement, les métiers de l’informatique et du numérique sont des métiers qui ont aussi un bel avenir devant eux. «Ca sera également le cas pour les métiers de la santé et de l’enseignement qui continueront à offrir des débouchés garantis», précise Tawhid Chtioui.

    «Nous remarquons une hausse prononcée de la demande pour des techniciens et ingénieurs dans les technologies de l’information, fortement recherchés par les banques, mais également par les SSII (multinationales et PME marocaines)», relève Amine Bensaid.

    Certains métiers classiques comme les commerciaux, chefs de produits, ou encore les profils alliant entre compétences techniques, IT et management pour l’industrie sont toujours recherchés. Mundiapolis a mis en place une formation qui s’inscrit dans le cadre du «Center of Aerospace Management».

    Créé en partenariat avec le GIMAS (Groupement des Industries Marocaines Aéronautiques et Spatiales) et Bombardier, ce centre offre des formations conciliant entre le volet technique et managérial. «Nous avons une grande proximité avec les entreprises, et nous nous inspirons des formations continues pour les cadres, développées à travers nos partenaires, pour créer un programme solide», souligne le  président de l’Université Mundiapolis.

    D’un autre côté, avec la révolution digitale certains métiers vivent une véritable mutation «forcée», tandis que d’autres sont amenés à disparaître. «Il n’y a aucun métier qui y échappe aujourd’hui. Toutes ces évolutions bouleversent nos pratiques professionnelles et tout secteur qui ne saura intégrer cette dimension numérique finira par disparaître ou changer considérablement», assure le directeur de l’Emlyon.

    Selon le président de Mundiapolis, près de 10% des emplois sont menacés de disparition, tandis que près d’un emploi sur deux est susceptible de voir son contenu évoluer. «Les métiers qui nous préoccupent le plus sont ceux d’ouvriers des industries de process, de manutention, de gros œuvres du bâtiment (qualifiés ou non), ainsi que ceux des services (commerce, finance, assurance, administration et hôtellerie)», indique-t-il.

    Toutefois,  Mohammed Zaoudi, directeur de l’IGA n’est pas du même avis. Pour lui, cette digitalisation est signe de progrès et d’évolution. «Il n’y a pas vraiment de métiers menacés à part ceux que nous ne voulons pas faire évoluer par l’innovation. Mon principe est que tout métier peut évoluer, changer et surtout savoir s’adapter à n’importe quel contexte», tient-il à préciser.

     

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