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    Culture

    Jamel Debbouze: «Je ne boude pas mon plaisir»

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5300 Le 25/06/2018 | Partager
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    Nouvelle édition du Marrakech du Rire réussie pour Jamel Debbouze. Retour sur quelques confidences et sur un festival qui réunit artistes stars et en devenir et un large public toujours aussi conquis (Source: V. Fel)

    La 8e édition bouclée, l’équipe peut souffler. L’artiste aux 1001 projets, actuellement en tournée avec «Maintenant ou Jamel», a pris le temps de quelques confidences... Si ses idées sont bien tranchées, c’est toujours avec élégance.   

    - L’Economiste: La multiculture, un bilan financier qui va vers l’équilibre, le succès auprès du public… vos objectifs sont-ils atteints?
    - Jamel Debbouze
    : Franchement, je ne nourrissais aucun espoir. On organise ce festival comme on organise ses vacances, avec une facilité plutôt déconcertante, et je pensais vraiment que nous allions nous arrêter à l’édition zéro. Comme d’habitude. Devant l’engouement du public, devant la ferveur des artistes, je suis le premier surpris. Passer devant TF1 l’année dernière en termes d’audience était stupéfiant pour nous. Alors aujourd’hui, je ne boude pas mon plaisir, mais je dois avouer que je ne l’ai pas fait exprès!

    - Satisfait de ce 8e numéro?
    - Pleinement. Nous avons eu Malik Bentalha, Kev Adams, Ahmed Sylla, Jeff Panacloc et nos invités Anne Roumanoff et Elie Semoun. Sans oublier l’incontournable Gad Elmaleh. Avec eux à nos côtés, il s’agit surtout de mettre en lumière la scène émergente. Roman Frayssinet, que personne ne connaissait, comptera bientôt parmi les humoristes les plus importants, tout comme Camille Lellouche, qui est pour moi dans la lignée d’une Florence Foresti. Si notre politique est d’être soutenu par des stars, notre vocation est de faire découvrir des artistes prometteurs et de surprendre le public.

    - Des films, la scène, le festival, des talents découverts, vous êtes plus initiateur que suiveur. Vous êtes même un véritable homme d’affaires…
    - Homme d’affaires a été une déformation. Si j’avais eu le choix, jamais je ne l’aurais été. Encore aujourd’hui, c’est ce qui me pèse le plus. J’ai été obligé de l’être pour défendre ma liberté d’artiste. J’ai monté ma boîte de production pour protéger mes droits et mes arrières. Mais mon plus grand drame est de constater que quand tu deviens producteur, tu es un peu moins artiste. Je dois composer avec cette dualité intérieure, entre celui que je suis sur scène et le patron d’entreprise qui doit assumer les exigences de tout business.

    - Comment êtes-vous passé d’artiste à producteur?
    - J’ai toujours été d’accord pour me ridiculiser, ça fait partie du jeu, en revanche, je voulais rester maître de mes choix. Il faut que la vanne que tu lances soit la tienne, pas une commande. Dès lors que l’on commence à écouter les autres, on est formaté. Dès lors que l’on veut plaire, on est foutu. Il faut tout mettre en œuvre pour continuer à aimer faire rire, et que ce rire soit le plus contagieux possible. Pour ça, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il faut beaucoup travailler, savoir bien s’entourer et surtout ne jamais se dénaturer.

    Propos recueillis par Stéphanie JACOB

     

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