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    International

    Les Turcs aux urnes

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5299 Le 22/06/2018 | Partager
    Un double scrutin prévu le dimanche 24 juin 2018
    Erdogan n’exclut pas une coalition au Parlement

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan (AKP) n’exclut pas de former une coalition au Parlement si l’alliance dominée par son parti ne remporte pas la majorité d’un double scrutin prévu le dimanche 24 juin 2018. Outre Erdogan, d’autres candidats se présentent dont  Meral Aksener (Iyi Parti), Selahattin Demirtas (HDP), Muharrem Ince (CHP), Temel Karamollaoglu (SP) et Dogu Perinçek (VP).

    Les électeurs turcs se rendront aux urnes pour des élections législatives et présidentielles cruciales. Elles se tiendront simultanément en vertu d’une réforme constitutionnelle adoptée en avril 2017 qui renforce les prérogatives du président issu des urnes. En tout, 56,3 millions d’électeurs sont appelés à voter. Près de 181.000 bureaux de vote ont été mis en place. Pour les quelque 3 millions de Turcs de l’étranger, les votes se sont tenus entre le 7 et le 19 juin, selon les pays.

    Lors de ces élections, les Turcs voteront à la fois pour leur président et leurs députés, en glissant deux bulletins dans une même enveloppe. Le président est élu au suffrage universel direct. Si aucun candidat n’obtient plus de 50% des voix dès le premier, un second tour aura lieu le 8 juillet. Quant aux députés, ils sont élus en un seul tour au scrutin de liste dans chacune des 81 provinces du pays.

    Les sièges y sont attribués proportionnellement au nombre de voix qu’ils obtiennent. Afin de favoriser des majorités stables, seuls les partis qui réunissent plus de 10% des suffrages au niveau national participent à cette répartition. En vertu de la réforme constitutionnelle d’avril 2017, 600 députés seront élus le 24 juin contre 550 dans la Chambre sortante.

    Aux termes d’une loi adoptée en mars, les partis pourront pour la première fois constituer des alliances lors des législatives. Cette mesure peut permettre à des partis qui n’auraient pas obtenu 10% de voix d’entrer au Parlement.

    Sur les bulletins de vote, les partis sont regroupés par alliance mais les électeurs apposeront leurs tampons dans la case d’un seul parti. La nouvelle loi autorise également la validation des bulletins de vote sur lesquels ne serait pas apposé le sceau officiel. Elle autorise aussi la fusion de certaines circonscriptions électorales et le déplacement d’urnes d’une circonscription à une autre par mesure de sécurité.

    F. Z. T. & M. A.

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