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    International

    Crise migratoire: Un mini-sommet à Bruxelles

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5298 Le 21/06/2018 | Partager
    Les dirigeants s’y retrouvent dimanche 24 juin 2018
    Les propositions de la France et de l’Allemagne
    Les récents chiffres de l’OCDE

    La Commission européenne a invité les dirigeants de plusieurs pays de l’UE à une réunion de travail informelle sur l’asile et les migrations, dimanche 24 juin 2018, à Bruxelles. Ceci à quelques jours du Conseil européen prévu les 28 et 29 juin, dont les migrations constitueront l’un des principaux thèmes.

    La crise migratoire était au cœur de la rencontre entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron à Berlin. Ils ont annoncé qu’ils travaillaient à un accord entre plusieurs pays de l’espace Schengen pour refouler tout demandeur d’asile vers l’Etat où il a été enregistré en premier. Il s’agirait de facto de rétablir les règles dites de Dublin entre certains pays sur une base volontaire.

    Objectif: «empêcher les demandeurs d’asile enregistrés de passer d’un pays à l’autre et de garantir la rapidité (...) de la réadmission dans les Etats où ils ont été enregistrés», selon le communiqué final franco-allemand. Les deux dirigeants ont aussi évoqué la possible création de centres de tri en Afrique du Nord, sous contrôle de l’ONU.

    Le but est de bloquer directement sur place la venue des migrants économiques dans les pays de transit vers l’UE, comme la Libye. Merkel et Macron réclament également un Office européen de l’asile visant à harmoniser les pratiques et qui gèrerait les procédures d’asile aux frontières extérieures.

    Pour la première fois depuis 2011, les flux migratoires vers les pays de l’OCDE sont en légère baisse, avec environ 5 millions d’entrées de migrants permanents en 2017 (contre 5,3 millions en 2016). Cette tendance s’explique essentiellement «par une réduction de l’accueil de réfugiés, liée à une forte baisse des demandes d’asile, avec environ 1,2 million de demandes d’asile enregistrées en 2017 contre 1,6 million en 2016», indique l’OCDE dans son étude sur les «Perspectives des migrations internationales 2018».

    Elles montrent qu’au sein de l’OCDE, seulement environ la moitié des demandes d’asile sont dorénavant enregistrées en Europe, alors qu’une très forte augmentation est constatée aux Etats-Unis (+26%), en Australie (+29%) et plus encore au Canada (+112%). Au total, les pays membres accueillent aujourd’hui environ 6,4 millions de bénéficiaires de la protection internationale, dont plus de la moitié sont en Turquie.

    Les trois principaux pays dont sont issus les demandeurs d’asile restent l’Afghanistan, la Syrie et l’Irak. L’étude analyse pour la première fois l’impact de l’arrivée récente des réfugiés sur les marchés du travail dans les pays de l’OCDE. Pour l’ensemble des pays européens, cet afflux aurait finalement des conséquences limitées sur la population en âge de travailler, qui connaîtrait un accroissement ne dépassant pas 0,4% d’ici décembre 2020.

    Tenant en compte la faible participation, l’impact sur la population active serait plus limité, autour de 0,24%. Pour autant, dans certains pays et segments du marché du travail, notamment parmi les jeunes hommes les moins qualifiés en Allemagne et en Autriche, cet impact pourra être plus marqué, jusqu’à 15%.

    La mise en œuvre de mesures d’intégration efficaces en faveur des réfugiés les plus vulnérables devrait donc s’accompagner du renforcement de politiques de soutien à ces groupes spécifiques de résidents. Ceci notamment en termes de formation et de développement des compétences, recommande l’OCDE. Si l’intégration sur le marché du travail est un défi important, il importe aussi de lutter contre l’immigration irrégulière.

    Le travail saisonnier

    Au total, les pays de l’OCDE ont accueilli plus de 4,2 millions de travailleurs temporaires étrangers en 2016 (en hausse de 11% par rapport à 2015). Il s’agit du chiffre le plus élevé jamais mesuré qui traduit la persistance des besoins de main-d’œuvre à tous les niveaux de qualification. Quant au taux d’emploi des immigrés dans les pays de l’OCDE, il est en hausse de 1 point de pourcentage par rapport à 2016, à 67,1%. Cette amélioration entre 2016 et 2017 a été plus marquée pour les femmes, dont les taux moyens de participation et d’emploi ont augmenté plus rapidement que ceux des hommes.

     

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