International

Renault: Investissements massifs dans l’électrique

Par L'Economiste | Edition N°:5298 Le 21/06/2018 | Partager
Le constructeur français consolide sa place de leader du segment avec 1 milliard d’euros d’investissement d’ici 2022
4 sites de production français verront leur activité augmenter
Le producteur vise les 8 modèles 100% électriques à l’horizon 2022
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Les véhicules électriques et électrifiés connaissent un accroissement exponentiel, leur stock passant de moins de 2.000 unités en 2005 à plus de 3 millions en 2017

Renault est plus électrique que jamais! Le constructeur français vient d’annoncer un méga investissement de 1 milliard d’euros d’ici 2022 pour le développement et la production du véhicule électrique en France. 4 sites de production sont concernés. Celui de Douai, dans le Nord, verra l’introduction d’une nouvelle plateforme électrique commune à l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

Objectif: monter un second site de production de véhicules électriques. Il viendra épauler l’usine de Flins (Yvelines), qui connaîtra un doublement des capacités de production de la ZOE, 100% électrique. Du côté de l’usine de Cléon (Normandie), Renault annonce un triplement de la production de moteurs électriques, en plus de l’introduction d’une nouvelle génération de moteurs à partir de 2021.

Enfin, le site de Maubeuge (Hauts-de-France) préparera la future génération d’utilitaires électriques Kangoo ZE. Une situation dont se félicite le PDG du groupe Carlos Ghosn: «L’accélération de nos investissements en France pour le véhicule électrique va permettre d’améliorer la compétitivité et l’attractivité de nos sites industriels français».

L’objectif est clair: renforcer son leadership sur le segment électrique, pour un fabricant qui a enregistré 23,8% de parts de marché sur l’année 2017. Cet investissement s’inscrit dans le plan stratégique du constructeur Drive The Future. D’ici 2022, Renault souhaite en effet lancer 8 modèles électriques et 12 modèles électrifiés, avec une perspective d’investissement global de 18 milliards d’euros en recherche et développement.

Le tout pour atteindre les 5 millions d’unités vendues, contre un peu moins de 4 millions en 2017. Et surtout, le groupe espère les 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit une progression de près de 20% par rapport aux résultats actuels. Surtout que Renault n’en est pas à son coup d’essai. Depuis plusieurs années, le producteur multiplie les initiatives en faveur d’une transition énergétique. Il affiche une croissance de ses ventes de véhicules électriques de 38% en Europe sur l’année 2017.

e constructeur parie fort sur le succès de son modèle ZOE, qui a vu ses ventes augmenter de 44%. Le groupe innove également en termes de système de recharge. En partenariat avec la société américaine Connected Energy, Renault a installé deux bornes de recharge rapide sur des aires d’autoroutes belge et allemande en août dernier.

Une première mondiale qui témoigne de la volonté du constructeur français de préserver sa place de numéro 1 dans l’électrique. Certes Renault, et sa filiale Dacia, occupent la première place du marché automobile marocain, mais leurs véhicules électriques peinent à s’imposer dans le Royaume. Introduites en 2013 avec la ZOE, les voitures 100% électriques restent rares: de 2014 à 2017, seules 500 unités ont été écoulées, toutes marques confondues.

Le gouvernement a pourtant multiplié les efforts pour lancer le secteur depuis la COP22, via la vignette gratuite par exemple. Objectif: faire en sorte que 10% du parc automobile marocain soit constitué de véhicules électriques d’ici 2030. Le chemin semble encore long.

R.G.

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