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    Analyse

    Comment les milliards de la BAD ont boosté le Maroc

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5287 Le 05/06/2018 | Partager
    La production industrielle a augmenté de 16% entre 2012 et 2016 avec l’aéronautique
    Plus de 10 milliards de dollars d’engagements pour 160 opérations
    La stratégie de coopération 2017-2021 tourne à près d’un milliard de DH/an
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    La répartition par secteurs du portefeuille d’engagements de la BAD au Maroc montre la part importante consacrée au domaine des énergies qui va se renforcer davantage avec le soutien de la banque aux énergies renouvelables comme cela est le cas pour le complexe Noor d’Ouarzazate

    La coopération entre le Maroc et la Banque africaine de développement (BAD) remonte à plus d’un demi-siècle. Durant cette période, la banque a mobilisé plus de 10 milliards de dollars pour contribuer au financement de plus de 160 opérations dans différents secteurs. Le management de la BAD n’a eu de cesse de vanter les résultats obtenus par le Maroc, lors des Assises annuelles de la banque organisées dernièrement à Busan en Corée.

    Dans son allocution à la cérémonie d’ouverture, Akinwumi A. Adesina président de la BAD, a tenu à souligner qu’au moment où la valeur ajoutée industrielle de l’Afrique a baissé durant la période 2012-2016, certains pays, comme l’Ethiopie et le Maroc, s’en sont bien sortis. «La production industrielle du Maroc a augmenté de 16% pendant la même période, le pays étant devenu une plateforme pour les sociétés aéronautiques mondiales», a précisé le patron de la BAD.

    «A l’instar des autres institutions financières internationales, la stratégie pluriannuelle est fondée sur une convergence entre les priorités de la banque et celles du développement de notre pays», explique Mohammed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances. A ce titre, la banque vient d’adopter une nouvelle stratégie de coopération avec le Maroc couvrant la période 2017-2021.

    «Aujourd’hui, avec la BAD nous sommes dans une enveloppe avoisinant les 800 millions à un milliard de DH par an», précise Boussaïd. Ce montant est orienté vers des secteurs prioritaires comme les énergies renouvelables, l’agriculture, le Plan d’accélération industrielle et les infrastructures de transport.

     Cette coopération s’est renforcée ces deux dernières années par la signature de plusieurs accords de prêts accordés par la banque au Maroc.
     
    ■ Energies renouvelables, un nouveau créneau de coopération
    Après avoir contribué au financement du programme d’électrification rural global (PERG), la BAD s’engage dans le chantier des énergies renouvelables en contribuant notamment au financement du grand complexe Noor. Elle a été le premier contributeur financier de la centrale Noor I (160 MW) du complexe solaire Noor Ouarzazate avec 28% du coût total d’investissement. En décembre dernier, le Groupe de la BAD a approuvé un prêt de 265 millions de dollars pour financer la première phase du projet de complexe solaire Noor Midelt qui permettra de produire 800 MW.

    ■ De l’agriculture intensive à la valorisation des filières
    Depuis son lancement, le Plan Maroc Vert a bénéficié d’un soutien financier de la BAD. La première étape était focalisée sur l’amélioration de la productivité du secteur avec une gestion optimale de l’eau. Aujourd’hui, on passe à l’étape de la valorisation des filières. En mai dernier, le Groupe de la BAD a approuvé un prêt de 200 millions d’euros pour financer le Programme d’appui au développement inclusif et durable des filières agricoles.
    «Ce projet est une contribution importante dans la mise en œuvre du Plan Maroc Vert. Nous passons ainsi d’une logique de production à une logique de transformation avec une plus grande valeur ajoutée», selon Leila Farah Mokaddem, Responsable-pays de la BAD au Maroc.
    Ce projet permettra concrètement de porter le niveau des exportations agricoles à 45 milliards de DH d’ici 2030 et d’économiser 990 millions m3 d’eau, ajoute-t-elle.

    ■ Transport: Plus de 2 milliards de dollars pour développer le secteur
    «Le secteur des transports au Maroc a bénéficié de 15 opérations pour un engagement total de plus de 2 milliards de dollars», a rappelé Mokaddem. Ce qui a permis de renforcer la capacité des aéroports de Fès, Casablanca et celui de Marrakech. Dernièrement, la BAD a affiché son engagement pour contribuer au financement de la construction d’un nouveau terminal pour l’aéroport de Rabat-Salé. Le secteur ferroviaire a également bénéficié du soutien de la BAD. C’est le cas du projet de dédoublement de la voie entre Marrakech et Casablanca. Sans oublier le secteur portuaire, avec l’accompagnement de la banque pour la réalisation du projet du port de Nador-West.

    ■ Perspectives et priorités
    Les perspectives de coopération sont encadrées par une feuille de route qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’intervention de la BAD au Maroc durant la période 2017-2021. Celle-ci est axée sur deux priorités:
    - Promotion de l’industrialisation verte par les PME et le secteur exportateur
    - Amélioration des conditions de vie par l’emploi pour les jeunes, les femmes et en zone rurale.

     

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