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Economie

El Othmani veut relancer le dialogue social

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5040 Le 07/06/2017 | Partager
Par circulaire, il invite ses ministres à organiser des discussions sectorielles
Les syndicats critiquent une méthode «vouée à l’échec»
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Année blanche pour le dialogue social, 2016 s’est terminée avec 218 grèves et une hausse de 85% de nombre de journées de travail perdues. Déclaration à la CNSS, respect du Code du travail, paiement des salaires… figurent parmi les causes. Avec la relance des discussions, les syndicats vont ressortir la liste des revendications. L’amélioration des revenus figure parmi les principaux dossiers que les centrales comptent négocier avec le gouvernement (Ph. Jarfi)

L’intention est bonne mais les syndicats critiquent la méthode de Saâdeddine El Othmani pour relancer le dialogue social.  Dans une circulaire datée du lundi 5 juin, le chef de gouvernement a fixé la démarche à ses ministres: des réunions au niveau sectoriel avant de tenir une rencontre au niveau central. Il faudra attendre la remontée d’information au niveau sectoriel et les  résultats des travaux qui y seront menés pour organiser le dialogue social au niveau national.

Le chef de gouvernement a saisi les ministres et les secrétaires d’Etat  pour qu’ils entament rapidement les travaux. Il leur demande d’approfondir l’examen des dossiers liés à leurs secteurs respectifs et les invitent à organiser des négociations avec les syndicats les plus représentatifs. 

Sauf que cette démarche ne fait pas l’unanimité auprès des syndicats car jugée «archaïque». «C’est une approche d’un dialogue dépassé. Elle est vouée à l’échec. Le dialogue social n’est pas de la réunionite», estime El Miloudi El Mokhareq, secrétaire général de l’UMT. Pour lui, des principes et des règles doivent être mises en place.

L’idéal, selon les syndicats, aurait été d’abord de tenir une réunion au niveau national avec les centrales en présence des différents ministres. Celle-ci porterait notamment sur les règles et principes du dialogue social, lesquels doivent être déclinés par la suite au niveau sectoriel. 

Les organisations syndicales craignent de se retrouver dans le même scénario que les années précédentes: des réunions sans résultat puisque les directeurs et les responsables de l’administration ne peuvent pas prendre de décisions surtout en l’absence d’orientations politiques et budgétaires. «Nous allons nous retrouver avec un catalogue de réunions sans résultats.

Il faut d’abord une décision politique au niveau central», indique le secrétaire général de l’UMT.  Certaines revendications ne peuvent être traitées au niveau sectoriel telles que l’augmentation des salaires ou encore la refonte de la grille de l’IR.  Deux dossiers auxquels tiennent les syndicats surtout qu’ils n’ont rien décroché du gouvernement Benkirane.

 

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