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Analyse

Chauffe-eau à gaz: Sans la réglementation, la norme ne vaut rien

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4993 Le 31/03/2017 | Partager
Les revendeurs devront remettre aux clients la liste des installateurs agréés
Le premier référentiel dans deux mois
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Abderrahim Taïbi, DG de l’Institut marocain de normalisation (Imanor)

- L’Economiste: Où en est le projet de norme sur les chauffe-eau à gaz?
- Abderrahim Taïbi:
Le projet de norme a été lancé il y a environ un mois. Il est actuellement en phase d’enquête publique. C’est une révision de la réglementation actuelle, qui sera adaptée à la nouvelle norme européenne. L’objectif étant d’intégrer les nouvelles technologies. La norme en vigueur est obligatoire, mais le problème ne concerne pas uniquement les équipements. Il y a également les conditions d’installation, la qualité des accessoires, la qualification de l’installateur. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé en même temps un projet de référentiel fixant les conditions d’installation de ces appareils pour qu’ils fonctionnent sans danger. Il sera suivi par un référentiel de compétences de l’installateur.

- Dans quelles conditions les chauffe-eau doivent-ils être installés?
- Le technicien ne doit pas installer l’appareil si la sortie d’eau chaude n’est pas située dans la buanderie ou le balcon. Le problème dans la plupart des constructions, c’est que ces sorties d’eau chaude se trouvent dans les toilettes ou dans la salle de bains. D’ailleurs, la plupart des accidents liés aux chauffe-eau  surviennent en majorité dans les appartements.

- A quoi sont dus ces accidents exactement?
- En général, il s’agit d’une combustion incomplète du gaz qui génère du monoxyde de carbone. C’est un gaz toxique qui n’a ni couleur ni odeur. Quand l’emplacement offre des conditions d’aération optimum, il s’échappe vers l’extérieur et ne présente pas de danger.

-Que faut-il faire pour que ces normes soient respectées?
- Il faut aborder cette problématique à travers plusieurs angles. Malgré les efforts de sensibilisation, le consommateur peut toujours être tenté de privilégier le coût au détriment de la qualité. En France, par exemple, un installateur ne peut exercer que s’il est certifié parce que c’est un métier réglementé. Ainsi, sans la réglementation des métiers, les meilleures normes du monde resteront toujours insuffisantes. Il faut réglementer tous les métiers qui induisent un risque humain. Au Maroc, on peut déjà commencer par identifier les installateurs, par exemple, pour assurer leur traçabilité. Les revendeurs seront obligés de fournir à leurs clients le répertoire des techniciens agréés avec leur numéro de téléphone au même titre que les documents accompagnant l’appareil tels que le certificat de garantie. Les contrôleurs veilleront au respect de cette disposition.

- Comment peut-on procéder à la réparation et à la maintenance de ces appareils?
- Le citoyen est au cœur de tout le processus. Au cours des réunions de la commission de normalisation, nous avons constaté que certains utilisateurs achètent un chauffe-eau équipé d’un détecteur de monoxyde de carbone. Lorsqu’ils constatent qu’il coupe le gaz, par sécurité, à cause d’un mauvais fonctionnement, ils demandent à un bricoleur de l’enlever, convaincu que l’appareil n’est pas de bonne qualité. Ce qui met en danger leur vie.
Propos recueillis par
Hassan EL ARIF

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