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    International

    Le torchon brûle entre La Haye et Ankara

    Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:4979 Le 13/03/2017 | Partager
    Les Pays-Bas dénoncent une visite «irresponsable» d’une ministre turque
    Erdogan les qualifie de «nazis et fascistes»
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    Dans une allocution à Istanbul, Erdogan a affirmé hier, dimanche, que le traitement réservé à sa ministre et d’autres responsables turcs en Europe traduisait une montée «du racisme et du fascisme» (Ph. AFP)

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé hier, dimanche, un comportement rappelant «le nazisme et le fascisme» après le refoulement d’une ministre turque par les Pays-Bas, affirmant que ce pays en «paiera le prix». Dans une allocution à Istanbul, Erdogan a affirmé que le traitement réservé à sa ministre et d’autres responsables turcs en Europe traduisait une montée «du racisme et du fascisme». Erdogan a en revanche remercié la France pour avoir autorisé une visite de son chef de la diplomatie Mevlut Cavusoglu. «La France n’est pas tombée dans ce piège», a-t-il dit. Les tensions entre la Turquie et certains pays européens se sont envenimées depuis samedi 11 mars. Après l’Allemagne et l’Autriche, la crise diplomatique atteint  donc les Pays-Bas.  

    Des manifestants turcs ont brièvement remplacé dimanche le drapeau néerlandais par un drapeau turc au consulat des Pays-Bas à Istanbul. Cette réaction est survenue suite au refus des autorités néerlandaises d’autoriser l’accès de la ministre turque de la Famille, Fatma Betül Sayan Kaya, au consulat de Turquie. Elle a été par la suite reconduite aux frontières. La ministre était en campagne auprès de la diaspora turque en vue du référendum constitutionnel «pro-Erdogan» prévu le 16 avril prochain.
    Quelques heures avant, c’est l’avion du chef de la diplomatie turc qui s’est vu refuser l’autorisation d’atterrissage à Rotterdam. Le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, comptait se rendre à Rotterdam malgré la décision des autorités néerlandaises de ne pas l’autoriser à y faire campagne. «Vous pouvez interdire à notre ministre des Affaires étrangères de voler, mais à partir de maintenant, voyons comment vos vols vont atterrir en Turquie», a réagi Erdogan.

    La Turquie continuera à prendre des mesures de rétorsion contre les Pays-Bas jusqu’à ce que ces derniers présentent des excuses dans la crise diplomatique qui oppose les deux pays, a déclaré, pour sa part,  le ministre turc des Affaires étrangères. Ces menaces se sont bien fait entendre. Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, s’est dit hier en faveur d’un apaisement de la situation entre son pays et la Turquie, tout en défendant la décision de son gouvernement d’expulser la veille la ministre turque. «Nous ferons tout notre possible pour une désescalade de la situation», a-t-il annoncé à la radiotélévision publique NOS. «Nous devons être la partie raisonnable», ajoute-t-il.

     

     

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