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    Défaillances d’entreprises: Le Vieux continent semble tirer son épingle du jeu

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4979 Le 13/03/2017 | Partager
    La tendance est au repli dans plusieurs pays
    Croissance modérée, conditions de financement accommodantes
    Le tableau régional masque encore des disparités
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    Après deux ans de baisse sensible, l’indice global des défaillances n’affiche plus qu’un repli limité de 2% pour 2016. Il devrait augmenter de 1% en 2017. L’Europe semble être épargnée par la morosité qui touche le reste du monde

    A la veille des élections européennes (Pays-Bas, Allemagne, France) et en plein doute face aux conséquences du Brexit, le spécialiste de l’assurance-crédit, Euler Hermes s’est intéressé aux défaillances d’entreprises dans certains pays. La tendance au repli reste de mise en Europe de l’Ouest et en Europe centrale et orientale (-4% et -1% respectivement en 2017). Ceci dans la lignée des prévisions économiques qui tablent sur une croissance modérée mais constante (La BCE table sur 1,8% en 2017 et 1,7% en 2018) et sur des conditions de financement accommodantes dans la zone euro. Dans l’étude «Défaillances, la partie émergée de l’iceberg», Euler Hermes avait prédit une hausse de 1% des défaillances d’entreprises dans le monde cette année. Aux Etats-Unis, elles devraient augmenter de 1%, malgré les mesures de relance budgétaire. Par ailleurs, le risque d’impayés restera fort au Maroc, avec une hausse de 8% des défaillances cette année.
    Tour d’horizon:

    ■ France: Retour à 60.000 défaillances
    Les défaillances d’entreprises ont baissé de 7% en 2016 et devraient reculer de 7% en 2017. Il faudrait s’attendre à un retour à 60.000 défaillances pour la première fois depuis 2011. Les marges des entreprises se sont améliorées depuis 2015 (1,3% en 2016). Idem pour les marges des firmes (de 29,8% à fin 2013 à 31,5% au troisième trimestre 2016) qui ont été soutenues par des réductions d’impôts ciblées et de meilleures conditions de crédit. C’est le cas notamment dans le secteur de la construction, où les défaillances ont diminué de 13% en 2016. Le nombre total de défaillances est cependant toujours 24% plus élevé que le niveau d’avant-crise et les disparités régionales et sectorielles subsistent. Les secteurs liés au tourisme (transports, hébergement) ne bénéficient pas pleinement des bonnes nouvelles (seulement -2,6% d’une année sur l’autre en 2016), notamment en Île- de-France.

    ■ Royaume-Uni: Hausse de +5% des faillites
    Cette année, le Royaume-Uni sera le seul grand pays européen à afficher une hausse notable (5%) des faillites. Certes, les défaillances ont diminué de 3% en 2016, pour la cinquième année consécutive, car l’économie britannique a finalement bien résisté suite au vote en faveur du Brexit. Le renversement de tendance reste attendu. Il sera principalement attribuable aux conséquences du ralentissement économique (le PIB ne devrait progresser que de 1%) et à la dépréciation de la livre sterling (le taux de change effectif réel a diminué de 12% depuis le mois de juin). L’une des conséquences serait une hausse des prix des intrants et une contraction des marges. De plus, l’incertitude va peser sur les investissements, comme en témoignent les flux de capitaux et les opérations de fusions/acquisitions après le vote du Brexit (-50% en novembre 2016 par rapport à l’année précédente).

    ■ Allemagne: Renchérissement du coût des défaillances
    Après la baisse de 2% attendue en 2016 qui doit leur permettre d’atteindre un niveau historiquement bas (22.750 cas), les défaillances d’entreprises devraient se stabiliser autour de 23.000 cas cette année. Cela mettra un terme à une tendance baissière de 7 années. Certes l’économie continue de croître à un rythme régulier, mais sans nouvelle accélération (avec une croissance du PIB de 1,7% en 2017 et 2018). Les bénéfices des entreprises sont retombés sous leur moyenne de long terme. La baisse des marges, l’accélération du nombre de nouvelles entreprises et enfin le renchérissement du coût des faillites (26 milliards d’euros sur douze mois à fin août 2016) vont se conjuguer pour accroître la pression sur les entreprises allemandes.

    ■ Espagne: Une quatrième baisse à venir
    Après une hausse de 3,3% en 2016, la croissance du PIB espagnol devrait s’établir à 2,3% en 2017. Le recul du chômage marque le pas cette année et les prix remontent. La nécessité de procéder à des ajustements budgétaires pour résorber le déficit de la sécurité sociale estimé à plus de 2 milliards d’euros devrait conduire le gouvernement à augmenter les impôts sur les sociétés. Les défaillances devraient néanmoins continuer de diminuer, pour une raison purement statistique, quoiqu’à un rythme moins soutenu (-5% en 2017 contre -15% en 2016). En effet, le nombre de sociétés qui font faillite sur une année donnée en Espagne est encore 3,5 fois plus élevé qu’avant la crise.

     

     

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