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    Audit-comptabilité: Les francophones repartent au combat

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:4951 Le 01/02/2017 | Partager
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    Mohamed Hdid, président de la Fidef: «La Fédération internationale des experts-comptables francophones est étroitement associée à l’élaboration des normes d’audit et comptables» (Ph. L’Economiste)

    Ancien président du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables du Maroc, Mohamed Hdid a été élu à la présidence de la Fédération internationale des experts-comptables francophones (Fidef) pour un mandat de trois ans. Il dirige actuellement le cabinet de conseil et d’audit Hdid & Associés. Il entend redynamiser cette organisation en intensifiant le partage d’expériences entre les membres, en développant le dialogue avec les régulateurs et en impliquant la Fidef dans le processus d’élaboration des normes qui touchent la profession.

    - L’Economiste: Comment entendez-vous donner plus de visibilité aux professionnels francophones?
    - Mohamed Hdid:
    La Fédération internationale des experts-comptables francophones (Fidef) a acquis une reconnaissance notable au sein de l’espace professionnel. Les assises qu’elle tient tous les deux ans -souvent en marge du Sommet de la francophonie dont elle a régulièrement obtenu le statut d’événement associé- lui confèrent une visibilité au sein des instances internationales comme l’Ifac, l’organisation mondiale qui regroupe les professionnels de l’audit.
    Les projets sur lesquels la fédération s’engage lui confèrent une réelle reconnaissance en plus du partage de ses travaux, notamment à l’échelle gouvernementale. Elle aide ainsi les institutions membres à se doter de moyens de communication leur permettant d’accéder à la documentation technique et l’actualité de la profession au niveau mondial.
     
    - Dans le processus d’élaboration des normes, que faire pour rétablir un certain équilibre face aux Anglo-Saxons qui s’appuient sur des marchés financiers très développés?

    - La Fidef, au travers l’implication et les compétences de ses adhérents, essaie d’avoir une présence dans différents comités clés de l’Ifac; ce n’est pas toujours aisé du fait des règles propres à cette organisation en matière de respect d’équilibres géographique et de genre, au-delà des simples critères de compétence. La Fidef s’est également organisée pour pouvoir apporter des réponses aux phases de consultation sur les projets de normes notamment dans les domaines ou sur les sujets qui nous semblent les plus communément partagés et dont les enjeux sont majeurs pour les professionnels. Elle a ainsi prouvé sa capacité d’être une force d’influence en répondant massivement à des consultations.
     
    - Votre organisation regroupe des pays aux réalités très différentes en matière de régulation de la profession. Comment s’assurer d’un minimum de convergence?
    - Les réalités des pays sont disparates, mais reposent très généralement sur des bases proches. Notre fédération agit en partageant les expériences et en identifiant les bonnes pratiques qui permettent aux pays en cours de développement d’avancer dans de meilleures conditions. L’harmonisation et le positionnement de la profession se font notamment par l’appui à l’adoption de référentiels reconnus au plan international qui assurent ainsi à tous les pays, avec l’aide de professionnels compétents, la capacité à s’ouvrir à des investissements et à des marchés internationaux.
     
    - Dans quels domaines voyez-vous des possibilités d’échange avec la profession marocaine?
     - Le Maroc est depuis très longtemps impliqué au sein de la Fidef  et la relation se passe très naturellement avec un ancrage assez spécifique entre l’espace francophone et l’espace méditerranéen. De nombreuses actions de coopération sont intervenues dans le passé.
    Aujourd’hui, la profession marocaine a atteint le niveau de développement et de maturité qui lui permet d’être active au plan international, avec de nombreux axes dans des domaines de partage et d’échange avec les autres pays, notamment en Afrique.
     
    - Quels sont les sujets/thèmes sur lesquels le dialogue est engagé avec l’IASB (ndlr: instance de normalisation comptable internationale) et l’Ifac?
    - La Fidef essaie d’être très présente auprès de l’Ifac et de l’IFRS Foundation. Elle est reconnue auprès de l’Ifac comme organisation accréditée au titre du partage d’une langue et d’une culture communes (et c’est la seule qui présente cette caractéristique) et où elle a été remarquée par la qualité de ses travaux et les sujets qu’elle traite. À ce titre, elle participe très régulièrement aux réunions techniques et aux assemblées organisées par l’Ifac. La Fidef a organisé à plusieurs reprises, en partenariat avec l’Ifac, des réunions et activités dans lesquelles ses capacités contributives ont été reconnues et appréciées. Elle a obtenu, ce faisant, la reconnaissance et les enjeux liés à la diversité culturelle; ceci est très nouveau au sein des organisations internationales.
    Concernant les IFRS, notre fédération dispose d’un siège depuis plusieurs années au sein de l’IFRS Advisory Council qui lui permet d’assurer un lien de communication privilégié. Elle est par ailleurs très active quant à la diffusion, la compréhension et l’appui à l’appropriation des normes.
    Dans le message qu’elle porte, la Fédération des experts-comptables francophones insiste sur le fait que la réalité des économies n’est pas faite que d’entités publiques ou cotées mais que le tissu économique est très largement composé de petites et moyennes entreprises. A cela, il faut ajouter que dans de nombreux pays persiste  un secteur informel encore trop important et qu’il faut savoir adapter les travaux aux besoins de  ces économies.
    Propos recueillis par
    Abashi SHAMAMBA

     

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