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    International

    Présidentielle en France: Les frondeurs du PS tiennent leur revanche

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4950 Le 31/01/2017 | Partager
    Benoît Hamon l’emporte largement face à Manuel Valls à la primaire
    Marine Le Pen, en tête, François Fillon en perte de vitesse dans les sondages
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    Le casting des prétendants à l’élection présidentielle en France, qui aura lieu les 23 avril et 7 mai prochains se précise. Ainsi, Benoît Hamon, un des chefs de file des frondeurs au PS a battu sans appel l’ex-Premier ministre Manuel Valls, dans une campagne pleine de rebondissements. Son premier geste a été de tendre la main aux Verts et à l’extrême gauche pour construire une majorité face à ses adversaires déclarés: «l’extrême droite destructrice menée par Marine Le Pen et la droite conservatrice incarnée par François Fillon».

    Longtemps donnée au coude à coude avec ce dernier, Marine Le Pen semble creuser l’avantage, selon un sondage récent. Fillon, lui, est désormais talonné par, l’ex-ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. A gauche, les promesses de justice sociale et de «futur désirable» de Benoît Hamon ont davantage séduit que l’expérience du pouvoir et l’autorité de Manuel Valls. Ceci malgré un contexte international difficile et la menace terroriste en France. La vision de Hamon sur la transition écologique, la révolution numérique et sa proposition phare d’un revenu universel de 750 euros à terme ont convaincu son camp. Pour se hisser au second tour, la gauche va devoir se rassembler.

    A peine élu, le nouveau champion socialiste a souligné sa volonté de rassembler la gauche et les écologistes en s’adressant notamment au candidat vert Yannick Jadot ainsi qu’à Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier n’a pas fermé la porte en se disant satisfait des «paroles si proches des nôtres» du candidat socialiste. Le dialogue s’annonce plus délicat avec Emmanuel Macron, ex-ministre de gauche repositionné au centre, qui a fait salle comble ces dernières semaines et accumule les ralliements.

    Fragilisé par des soupçons d’emplois fictifs visant son épouse, l’ex-premier ministre de Nicolas Sarkozy (2007-2012) a contre-attaqué en réunissant des milliers de partisans à Paris. «Je n’ai peur de rien, j’ai le cuir solide et on ne m’intimidera pas», a lancé François Fillon sous les ovations. Il a plusieurs fois dénoncé les «intimidations », mais sans fournir d’explication concrète sur les 500.000 euros touchés par son épouse. Elle s’était toujours présentée comme une femme au foyer, en tant qu’«assistante parlementaire puis salariée d’une revue littéraire appartenant à un de ses amis». A moins de trois mois de l’élection présidentielle, l’affaire a entamé l’image d’un candidat qui a fait campagne sur sa probité. Malgré ses démentis vigoureux et ses promesses de fournir tous les justificatifs à la justice, qui a ouvert une enquête, rapporte l’agence AFP. Une pétition lancée sur internet, «Mme Fillon rendez-nous ces 500.000 euros» a récolté plus de 190.000 signatures en quatre jours.

     

     

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