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    International

    Automobile: Volkswagen, nouveau numéro 1 mondial

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:4950 Le 31/01/2017 | Partager
    Le constructeur allemand détrône Toyota pour la première fois depuis 7 ans
    Il dépasse la barre des 10,3 millions de véhicules vendus en 2016
    L’effet du dieselgate finalement limité

    Toyota n’est plus le numéro 1 mondial de l’automobile. Le géant japonais vient d’être détrôner pour la première fois depuis 7 ans (à l’exception de 2011, l’année du tsunami) par Volkswagen. En dépit d’une image écornée par le dieselgate, le groupe est parvenu à écouler quelque 10,3 millions de véhicules (+3,8% sur un an) en 2016 contre 10,18 millions (+0,2%). Si Toyota semble ouvertement ne pas accorder une grande importance à un tel statut, car ce n’est pas un objectif érigé par l’entreprise, il est évident qu’il constitue toutefois secrètement une fierté. Le constructeur est vraisemblablement contrarié par une faible présence en Chine.

    Le fabricant de Yaris, Corolla ou encore  Land Cruiser pouvait jusqu’ici compenser sa faible représentativité dans l’Empire du milieu par sa force aux Etats-Unis. Sauf que le marché américain commence à ralentir après sept années consécutives de hausse. Toyota n’arrive pas à profiter autant de l’engouement pour les SUV et pickup que ses concurrents. Et même sa Prius hybride a vu ses ventes s’effondrer au pays de l’Oncle Sam (-26% l’an dernier).

    USA et Chine, les principaux marchés

    Le groupe de Nagoya pourrait, s’il ne réagit pas,  payer chèrement son retard en Chine, lui qui chapeaute quatre marques: Toyota, Lexus (luxe), Daihatsu (mini-véhicules), Hino (poids lourds). A l’inverse, Volkswagen est fortement représenté en Chine. Le groupe qui est la maison mère de douze marques dont Audi, Porsche, Seat, Skoda et Bentley, a balayé d’un revers de la main le scandale de tricherie aux normes anti-pollution. Il s’agit de l’aboutissement de l’expansion à marche forcée menée par son ancien patron, Martin Winterkorn (actuellement soupçonné de fraude par la justice allemande).

    Outre-Atlantique, le duel Toyota-VW va être exacerbé par Donald Trump, le nouveau président américain a menacé de taxer les véhicules fabriqués au Mexique, importante base industrielle pour les constructeurs automobiles. Il a nommément attaqué Toyota, qui a promis d’investir 10 milliards de dollars aux USA. Après les deux colosses Toyota et VW, General Motors devrait se classer troisième. Le constructeur américain, qui avait régné sept décennies sur le secteur avant d’être renversé par Toyota, devrait cette fois être au coude-à-coude avec l’alliance franco-japonaise Renault-Nissan.

    Nissan a fait état de 5,6 millions de véhicules vendus l’an dernier (+2,5%), un chiffre inédit porté par «une demande solide aux Etats-Unis et en Chine». Son partenaire Renault avait pour sa part indiqué mi-janvier avoir écoulé 3,18 millions de véhicules dans le monde (+13,3%), fort du dynamisme de l’Europe, de l’Iran et de l’Inde. Avec le nouveau venu Mitsubishi Motors (environ un million d’unités par an), dont Nissan a racheté l’an dernier 34%, l’alliance affiche donc des ventes annuelles proches de 10 millions de véhicules. Elle inclut aussi le premier constructeur russe, Avtovaz (Lada), actuellement en grave difficulté.

     

     

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