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    Economie

    Centres d’hémodialyse: Controverse sur le marché de l’équipement

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4945 Le 24/01/2017 | Partager
    Enjeu, 121 millions de dirhams
    Des opérateurs critiquent les résultats de l’appel d’offres
    Le ministère de la Santé souligne que le processus répond à des règles claires

    Le récent appel d’offres du ministère de la Santé sur l’équipement des centres d’hémodialyse soulève de vives discussions. Des opérateurs, ceux qui ont perdu l’appel d’offres, critiquent toute la procédure allant jusqu’à accuser le ministère de la Santé de produire des cahiers de prescriptions spéciales «orientés et taillés sur mesure pour favoriser certains soumissionnaires».

    Une accusation rejetée par le ministre de la Santé, El Houssaine Louardi, qui souligne que «le lancement des appels d’offres a soulevé une guerre entre les entreprises. Elles n’hésitent pas à les critiquer et à demander leur annulation quand elles perdent. Or ces marchés obéissent à des exigences fixées par la loi et ils sont validés tout au long du processus par le ministère des Finances». 

    Besoins des différents centres de santé

    Considéré comme l’appel d’offres de la «décennie», ce marché est estimé à 121 millions de dirhams et il est réparti en deux lots de 735 et 120 machines destinés aux centres d’hémodialyse publics un peu partout au Maroc. De quoi pallier le manque d’équipements actuellement compensé par le recours au privé dans le cadre d’une convention signée en 2012 entre l’Etat et l’association des néphrologues marocains. Une convention dont la mise en œuvre a essuyé de nombreuses critiques de la part de la Cour des comptes.

     Selon nos informations, sur sept entreprises ayant participé à l’appel d’offres, deux ont finalement été retenues. «L’Etat s’apprête à dénoncer la convention signée avec le secteur privé. Le ministère s’équipe pour couvrir les besoins en hémodialyse des différents centres de santé. Le budget alloué à cette opération est important et ce genre d’appel d’offres ne sera lancé que dans plusieurs années», souligne un opérateur. Pour lui, le ministère de la Santé a opté pour «le mauvais équipement et a retenu l’offre d’entreprises qui n’ont jamais opéré dans l’activité de l’hémodialyse». Une affirmation rejetée par le ministère de la Santé: «Un des adjudicataires de ce marché est le numéro un mondial. Le deuxième n’est pas très connu mais il satisfait toutes les exigences», souligne Rachid Oulmaati, directeur des Equipements et de la Maintenance au ministère de la Santé.

    Les caractéristiques du matériel sont à l’origine d’une vive controverse  entre défenseurs de technologies avancées qui pourraient par exemple économiser au ministère de la Santé l’achat de certains produits consommables et ceux qui sont favorables à des machines «classiques». Derrière cette bataille, c’est la course pour ne pas perdre la carte des grandes marques par les entreprises marocaines. «L’une des offres retenues concerne du matériel dont la technologie est dépassée alors que la deuxième offre concerne des machines dont le prix est trois fois supérieur à celui du marché», soulignent des opérateurs. Face à ces accusations, le ministère de la Santé explique que  la concurrence entre les opérateurs a été très rude et les écarts entre les offres pas très importants. «Ceci étant, nous ne pouvons pas prendre un matériel qui n’est pas testé pendant une certaine période au Maroc», indique Oulmaati.

     

     

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