×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Les architectes sur le fil du rasoir

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4945 Le 24/01/2017 | Partager
    Fraude, contrôle, constatations: Importants risques d’amalgames quant à la profession
    Arrêts de chantiers fréquents à durée indéterminée, une grande crainte
    Les ouvriers et les promoteurs risquent d’en pâtir aussi
    samir_mnebhi_loudyi_045.jpg

    Les architectes reprochent au ministère de tutelle leur marginalisation lors de la préparation de la loi 66-12. Entretien avec Samir Mnebhi Loudyi, président du Conseil régional des architectes de Rabat-Salé Zemmour-Zaer  (Ph. NEA)

    - L’Economiste: Vous maintenez toujours la pression contre l’application de la loi 66-12, quels sont vos reproches?
    - Samir Mnebhi Loudyi:
    Je tiens à préciser que nous ne sommes pas contre l’esprit de cette loi dont l’objectif est de réglementer la construction. Cependant, il y a quelques dispositions notamment, l’article 78, qui posent problème.
    Lors de la préparation et l’adoption de cette loi, des responsables ont promis d’en tenir compte, mais en vain. Nous tenons aussi à souligner qu’il n’y a pas eu de concertation avec les représentants de l’Ordre national des architectes lors de la préparation de cette loi, et ce conformément à l’esprit de la nouvelle Constitution 2011. En plus des architectes et autres ingénieurs, cette loi va poser problème également pour les promoteurs et les ouvriers.

    - Pour quelle raison prenez-vous la défense des autres acteurs?
    - Avec la nouvelle loi, les arrêts de chantiers seront fréquents et peuvent l’être pour de longues durées. Cela va se traduire négativement sur les promoteurs et même les ouvriers et de même pour les professionnels du secteur à commencer par les architectes.

    - Quelles sont vos principales doléances?
    - Premièrement, au niveau de la traduction du texte en français, on relève des confusions entre l’ingénieur et l’architecte. Le point concernant la dénonciation par l’architecte des infractions constatées dans les chantiers soulève aussi certaines remarques.

    - Lesquelles sont estimées rédhibitoires?
    - D’abord, la durée prévue de 48 heures est jugée insuffisante du fait que l’architecte est tenu de suivre plusieurs chantiers dans différentes villes surtout si la constatation a eu lieu les jours de la fin de semaine.
    Pour ce point, on réitère notre recommandation d’ajouter 48 heures ouvrables. Il faut aussi préciser le lieu et l’organisme où on devrait signaler les infractions constatées.
    Actuellement, nous avons des difficultés à le faire auprès des autorités locales. Nous proposons la mise en place d’un portail électronique pour déposer instantanément nos constatations. Et de surcroît, les sanctions prévues par l’article 78, sont jugées trop sévères, car on met sur un pied d’égalité l’infracteur et l’architecte en tant que «complice».

    Propos recueillis par
    Noureddine EL AISSI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc