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    Textile: Une zone industrielle dédiée sur les rails

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:4939 Le 16/01/2017 | Partager
    La future P2I sera installée à Aïn Dalia à Tanger, à côté du projet du groupe Haite
    Zone intégrée, elle devra être exclusivement dédiée aux industries du textile
    Les grandes lignes du projet sont en cours de finalisation
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    Longtemps caressé, le rêve d’une zone industrielle dédiée aux activités textiles devrait voir le jour prochainement. Le projet, mené par le ministère du Commerce et de l’Industrie et l’Amith Nord est actuellement dans sa dernière phase. Un schéma avant-première en a été présenté, la semaine dernière, à Tanger, aux opérateurs de la région Nord. La future zone sera installée à Aïn Dalia, à la périphérie de la ville et qui se présente comme le prochain centre industriel de la ville de Tanger.

    «Malgré la crise actuelle, le secteur textile continue d’être concurrentiel», indique Omar Moro, président de la Chambre de commerce, d’industrie et des services de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Le projet Med Parc pour le textile a cette vocation, celle d’apporter une réponse aux opérateurs en leur permettant d’entamer une mise à niveau à même de pouvoir affronter la concurrence, continue ce dernier. Les caractéristiques du projet n’ont pas encore été figées, elles le seront en fonction des attentes des opérateurs eux-mêmes et de l’étude menée actuellement par le ministère. La superficie dédiée pourra atteindre les 500 hectares et le statut pourrait même tendre vers celui d’une zone franche, note Hafid Chakra, délégué du ministère du Commerce et de l’Industrie, organisme en charge de la maîtrise d’œuvre du projet.

    Le projet sera de la sorte mitoyen de celui du groupe chinois Haite prévu à Aïn Dalia. Ce dernier devra lui aussi s’étaler sur environ 500 hectares et une plateforme logistique de la SNTL, en cours de mise en place sur 50 hectares. Pour l’Amith, le projet s’intègre parfaitement dans sa vision, comme le précise Jamal Din Maimouni, président régional de l’Amith Nord. «Le projet que les opérateurs ont tant attendu sera à même de permettre une véritable mise à niveau du secteur et d’améliorer la productivité. Il permettra aussi d’amener de nouveaux donneurs d’ordre à la région, une attente urgente des opérateurs», note Maimouni. En effet, selon ce dernier, 95% des donneurs d’ordre travaillant avec la région du Nord sont originaires de l’Espagne, ce qui met à mal les opérateurs de la région et les fait dépendre d’une poignée d’opérateurs. La future zone permettra aussi aux opérateurs d’améliorer leur productivité et de pouvoir mieux affronter la concurrence.

    «Il y a quelques années, nous devions affronter la concurrence chinoise, maintenant nous devons aussi faire face à celle africaine», avertit le président de l’Amith Nord. D’après lui, plusieurs donneurs d’ordre auraient entamé des contacts pour tester la production dans les pays d’Afrique, une concurrence qui serait difficile à contrecarrer. Med Parc est le prolongement du projet Nassij Med lancé en 2010 par l’Amith Nord. Il devait être adossé au complexe portuaire TangerMed et servir les opérateurs travaillant pour les donneurs d’ordre étrangers.

    Dans le nord, l’industrie compte...

    • 80.000 salariés, dont 80% dans la confection

    471 entreprises dont plus des deux tiers travaillent dans la confection

    180 millions de pièces produites par an

    • 455 millions de DH de chiffre d’affaires

    Le secteur textile au nord

    Selon une récente étude du département de l’Industrie, le textile est l’un des premiers pourvoyeurs d’emploi de la région, mais il souffre de nombreuses tares. Parmi elles, la forte dominance de la filière aval, avec pratiquement pas d’entreprises travaillant dans l’amont. Au nord, un seul donneur d’ordre s’accapare la quasi-totalité des commandes, en l’occurrence Zara et ses différentes marques. Le secteur est aussi dépendant de la fluctuation des marchés internationaux.o

     

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