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    Economie

    Même sans gouvernement, le Maroc tourne «normalement»

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4938 Le 13/01/2017 | Partager
    Ni le fonctionnement, ni l'investissement ne sont bloqués
    63,5 milliards de dirhams d'investissement cette année
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    Pour 2017, les dépenses d'investissement du budget général s'élèvent à 63,57 milliards de dirhams, en hausse de 3,55% par rapport à l'année dernière. Ces dépenses représentent 5,94% du PIB contre 6,05% l'année dernière. 

    A priori, le retard pris dans la formation du gouvernement n'affecte pas le fonctionnement de l'administration. La machine tourne normalement. «C'est un mois de janvier comme tous les autres. Les dotations de crédits sont en train d'être signées, les projets sont retenus… C'est comme si nous avions une loi de finances», soulignent des responsables.

    En fait, l'administration poursuit son train-train quotidien. Le budget de fonctionnement et les crédits d'investissement sont débloqués. De même certaines mesures fiscales prévues dans le projet de loi de Finances 2017, déposé au Parlement mais non voté, sont entrées en vigueur le 1er  janvier 2017. C'est le cas de l'exonération de 5 ans de l'investissement dans l'industrie, la mesure sur les ventes à rémérés, le statut d'exportateur indirect, etc. C'est le dispositif prévu par l'article 75 de la Constitution et l'article 50 de la Loi organique des finances qui assure la continuité des services publics en cas de retard du projet de loi de finances. «Le décret pris reprend pratiquement tout ce qui était prévu dans le projet de loi de finances 2017 y compris les crédits d'investissements.

    Mais il ne peut  remplacer une loi de finances», nuance Mohamed Boussaid, ministre de l'Economie et des Finances.Les dépenses de fonctionnement sont fixées à 187,73 milliards de dirhams dont 5,2 milliards au titre des remboursements, dégrèvement et restitutions fiscaux. Les crédits de paiement et les crédits d'engagement ouvert au titre des dépenses d'investissement s'élèvent à 98,2 milliards de dirhams. Sur ce montant 34,6 milliards de dirhams sont des crédits d'engagement sur l'année 2018 et 2019. Et le montant de l'investissement du budget général pour cette année est fixé à 63,57 milliards de dirhams.

    De quoi relancer la demande qui reste un déterminant important de la croissance. En tout cas, les investissements de l'Etat sont généralement très attendus par les entreprises. Et ce, même si un léger climat d'attentisme prévaut en ce moment puisque le monde des affaires n'a pas encore de visibilité sur les orientations de politique économique du gouvernement Benkirane III.

    Quant au recrutement dans la fonction publique, il sera gelé le temps que le gouvernement soit installé. Les 23.118 postes budgétaires prévus dans le projet de loi de finances 2017 attendront.  Ces recrutements devaient répondre aux besoins de certains départements qui connaissent des départs massifs à la retraite. C'est le cas par exemple pour l'Education nationale qui s'attendait à 8.000 postes budgétaires pour combler l'énorme déficit d'enseignants.  Le ministère de l'Intérieur devait recruter 7.800 personnes et 4.000 postes à la Défense nationale.

    Contrairement à 2012, année durant laquelle seuls les crédits de fonctionnement ont été ouverts, cette année  la totalité du budget est débloquée. Le gouvernement s'est appuyé sur l'article 50 de la loi organique des finances qui souligne que «conformément à l'article 75 de la Constitution, si au 31 décembre, la loi de finances de l'année n'est pas votée ou n'est pas promulguée en raison de sa soumission à la Cour constitutionnelle, le gouvernement ouvre, par décret, les crédits nécessaires à la marche des services publics et à l'exercice de leur mission, en fonction des propositions budgétaires soumises à approbation». Rappelons que le projet de loi de finances 2012 avait été déposé et retiré du parlement. Et donc cette année là, seul le 1/12 des budgets de fonctionnement avaient été accordés  alors que l'investissement n'a pas été débloqué. Du moins pas avant le vote de la loi de finances.

    Irrigation, barrages…où ira l'investissement

    Pour cette année, le ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime compte les niveaux  les plus élevés: 8,6 milliards de dirhams cette année et 6 milliards de dirhams de crédits d'engagement pour 2018. Ce département est sur plusieurs projets dont les études de faisabilité de l'aménagement hydro-agricole lié au transfert des eaux du nord au sud et le plan directeur de réutilisation des eaux usées en irrigation. L'Agriculture compte aussi poursuivre le programme national d'économie d'eau d'irrigation pour un montant de 1,7 milliard de dirhams et l'extension de l'irrigation en aval des barrages en service et ceux en cours de construction pour un montant de 3,2 milliards de dirhams.
    L'Equipement, le Transport et la Logistique disposeront de 6,8 milliards de dirhams d'investissement et de 6,6 milliards au titre des engagements pour 2018. Ce département poursuivra les grands chantiers de construction des barrages notamment Dar Khrofa dans la province de Larache, Martil à 15 km de la ville de Tétouan et Mdez dans la province de Sefrou dont les travaux devraient s'achever au courant de l'année. Les travaux de construction de Ghiss au niveau de la province d'Al-Hoceima pour 700 millions de dirhams et Fask dans la province de Guelmim pour près de 915 millions de dirhams sont également programmés.

     

     

     

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