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    Rétrospective 2016

    Opposition: Seul le PAM a choisi son camp

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4928 Le 30/12/2016 | Partager
    Les autres partis plus concentrés sur le débat autour de l’entrée au gouvernement
    Avec 102 sièges, le PAM veut mener une opposition sur la base de son programme électoral
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    Avec 102 sièges, le PAM est la 2e force politique à la Chambre des représentants. Le parti a misé sur la formation de ses nouveaux élus afin de mieux «exploiter sa force numérique dans l’opposition» (Ph. Bziouat)

    Plus de deux mois après l’annonce des résultats des élections, la composition de la majorité n’est pas encore connue. Outre le PPS qui a rapidement tranché sa position, plusieurs formations se sont prononcées en faveur d’une participation au gouvernement. La composition finale de la majorité dépendra des résultats des négociations entre le PJD et le RNI. C’est ce qui déterminera si l’Istiqlal va rejoindre les rangs de l’opposition ou pas. Idem pour l’USFP et le MP. Si le parti de la colombe participe au gouvernement, l’UC sera certainement partie prenante à la majorité. Les deux formations ont déjà mis en place un groupe parlementaire commun. Pour l’instant, seul le PAM a choisi clairement son camp. Le parti d’Ilyass El Omari, pourtant arrivé 2e lors des dernières législatives, a préféré camper dans l’opposition. C’est la principale force politique qui devra représenter un contrepoids au gouvernement Benkirane. Le parti du tracteur dispose de 102 sièges. Et ambitionne de jouer pleinement son rôle au sein de l’hémicycle. Durant le mandat précédent, des figures pamistes comme Milouda Hazib, ex-chef de groupe parlementaire, Hakim Benchamach, actuel président de la Chambre des conseillers, ou encore Abdellatif Ouahbi, ont tenu la dragée haute à l’équipe de Benkirane. Cette année, la quasi-totalité des députés du PAM font leur entrée au Parlement pour la première fois. S’ils vont compter sur l’appui des anciens, comme Ouahbi, qui assure la coordination au sein du groupe parlementaire, ils bénéficient également d’un programme de formation pour doper leur performance. L’état-major du PAM veut mieux «exploiter sa force numérique dans l’opposition». Au moment où le débat se focalise sur des questions arithmétiques pour assurer une majorité numérique autour du PJD, le PAM sort du lot, en précisant que son action dans l’opposition devra se faire «sur la base des engagements inscrits dans le programme électoral». A côté du parti du tracteur, les deux députés de la Fédération de la gauche démocratique, Omar Balafrej et Mustapha Chennaoui, se montreront certainement très remuants. La campagne électorale de la FGD avait suscité un engouement, notamment sur les réseaux sociaux, même si cela ne s’est pas traduit dans le vote. Avec seulement deux sièges, les représentants de la FGD ont déjà commencé à faire pression, notamment en appelant au démarrage des travaux du Parlement, en stand-by depuis quelques mois à cause du retard de formation du gouvernement. Pour les autres partis, le débat est plutôt focalisé sur la participation au gouvernement. Pourtant, la Constitution de 2011 a consacré le rôle décisif des forces de l’opposition. Son article 60 stipule que «l’opposition est une composante essentielle des deux Chambres. Elle participe aux fonctions de législation et de contrôle». Pour l’instant, cela ne semble pas attirer les partis, plus préoccupés par le partage des strapontins gouvernementaux.

     

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