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    Evénement

    COP22: Le détail des comptes en exclusivité

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4925 Le 27/12/2016 | Partager
    Une grande partie du budget gérée par Segma
    131 millions de DH dédiés à la communication
    Coup de promo pour l’image du Maroc
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    Après que les caméras du monde, braquées sur Marrakech pendant une douzaine de jours, se sont éteintes, c’est l’heure des comptes pour la COP22. Cette manifestation planétaire aura coûté à l’Etat marocain pas moins de 927 millions de DH. Une grande partie de ce budget a été gérée par le Segma (Service d’Etat géré de manière autonome).
    Les ressources financières pour l’organisation de la COP22 ont été mobilisées à travers l’appui du budget de l’Etat à hauteur de 650 millions de DH. L’aménagement et l’équipement du site Bab Ighli ont été financés à hauteur de 619,63 millions de DH. Le sponsoring et la location d’espaces entre la zone bleue et la zone verte auront rapporté 143,89 millions de DH. Le budget de l’Etat a affecté 105 millions de DH au profit de la Direction générale de la Sécurité nationale, via le ministère de l’Intérieur. L’organisation de la COP22 a également bénéficié du soutien financier dans le cadre de la coopération internationale, multilatérale et bilatérale. L’Union européenne a contribué à hauteur de 50 millions de DH, versés directement au budget de l’Etat.  
    D’autres montants ont été mobilisés pour la COP, mais sans transiter par le Segma. Il s’agit de 172 millions de DH affectés à l’Agence marocaine de la coopération internationale (AMCI), qui relève du ministère des Affaires étrangères. Cette somme a été versée à l’AMCI à partir des charges communes de la loi de finances pour l’organisation de la COP22. Le budget de la communication à hauteur de 131 millions de DH a été payé à partir de cette ligne. Dans cette partie, l’accompagnement global, le conseil stratégique et la communication institutionnelle auront coûté près de 18,2 millions de DH, les relations avec la presse internationale 18,8 millions de DH. Quant à la stratégie en matière de communication digitale, elle aura englouti 7,7 millions de DH et la production de deux films de courte durée 3,3 millions de DH. Pour sa part, la campagne d’affichage nationale et internationale a absorbé 50 millions de DH.
    D’autres dépenses ont transité par l’AMCI. Ils ont porté notamment sur l’organisation de l’évènement Formule E. Pilotée par le pôle partenariat public-privé (PPP), cette activité a nécessité 26 millions de DH. S’y ajoutent la réalisation de sculptures et de communication au niveau du site de la COP pour 14 millions de DH, l’organisation d’un concert en marge de la manifestation pour 10 millions de DH. Cette dernière activité était conduite par la ministre déléguée en charge de l’Environnement. L’appui à la société civile africaine a nécessité seulement 5 millions de DH.
    Fallait-il dépenser autant d’argent pour organiser cette COP? Et que restera-t-il de cette manifestation internationale qui aura attiré pas moins de 80 chefs d’Etat et de gouvernement, des centaines de ministres, des milliers de représentants des pays, d’experts de la protection de l’environnement et des journalistes de la presse internationale? Il est encore trop tôt pour en mesurer l’impact réel. Mais il est impératif de souligner que pendant la durée de la COP22 (du 7 au 18 novembre), l’activité économique à Marrakech a repris des couleurs. Les hôtels et les restaurants ont réalisé des chiffres d’affaires records qu’ils n’espéraient pas il y a encore quelques mois. Au-delà de ses retombées en matière de promotion du tourisme, cette manifestation planétaire a démontré la stabilité politique du pays et confirmé sa réputation d’organiser, dans l’ordre et la sécurité, des évènements de portée internationale. Pendant cette période, c’est Marrakech qui ponctuait  l’actualité des changements climatiques au niveau mondial. Quoi de mieux que ces images favorables  à l’attractivité des investissements extérieurs.
    Au-delà de ces aspects, les initiatives qui ont émergé du sommet «Africa Action Summit» versent toutes vers des orientations pour dessiner une «Afrique qui fait confiance à l’Afrique», une «Afrique résiliente aux changements climatiques», une «Afrique qui s’engage résolument sur la voie du développement durable», comme l’a rappelé le Souverain en ouverture du sommet. A ce titre, l’organisation du 1er Sommet africain où 50 pays africains ont été représentés, avec une trentaine de chefs d’Etat, a tenu ses promesses et montré que l’Afrique a été au cœur de la COP22. Mais attention, il est impératif de capitaliser sur ces acquis via la création d’un comité de suivi.

    Des fonds pour la logistique

    La coopération internationale a mobilisé également d’autres ressources financières. Les montants consacrés à la logistique ont atteint 9,5 millions d’euros, soit près de 105 millions de DH. L’UE a mis la main à la poche avec 7 millions d’euros dont 5 dans le cadre de la croissance verte, en cours de versement, lit-on dans un document . Les 2 millions restants ont été mobilisée via le Pnud pour financer un premier dépassement du marché d’aménagement. A cela s’ajoutent 2,5 millions d’euros de la coopération canadienne et italienne. Dans les détails, le don de 1,2 million de dollars canadiens a été mobilisé à hauteur de 70% pour l’aménagement et 30% pour la société civile.

    L’obligation d’un Segma

    Avant la tenue de la COP, le gouvernement avait adopté trois décrets dont l’un est relatif à la création d’un Segma (Service géré de manière autonome), support comptable de l’opération. L’autre décret porte sur la détermination de la nature des ressources propres du Segma.
    Le dernier a trait à l’octroi de dérogations en matière de passation de marchés publics au profit de cette structure. En outre, un arrêté, qui définit les tarifs appliqués par le Segma, a été approuvé. De même, il a été question d’adopter des dérogations et des décisions conjointes des ministres des Finances et des Affaires étrangères. Le but est d’accorder les meilleures conditions de rémunération et d’indemnisation pour les déplacements du personnel en charge de la préparation de la COP22 (à l’intérieur et à l’extérieur du pays).

     

     

     

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