×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Tanger: La future décharge publique sur les rails

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:4924 Le 26/12/2016 | Partager
    L’ouverture des plis aura lieu avant la fin de l’année
    L’avant-dernière étape avant de clore l’un des gros dossiers environnementaux de la ville
    tanger_decharge_publique_024.jpg

    Fin de parcours pour la décharge de Tanger, une nouvelle devrait voir le jour en 2017 (Ph Adam)

    Tanger devrait connaître le nom du gestionnaire de sa future décharge avant la fin de l’année. En effet, c’est ce 26 décembre que la Mairie devra effectuer l’ouverture des plis dans le cadre de l’appel d’offres pour la gestion et l’exploitation de la future décharge de Tanger. Il fait suite à un appel de présélection qui avait été lancé en début d’année. Il s’agit de la phase finale d’un chantier lancé en 2013 avec la refonte du cahier des charges de l’assainissement solide et qui a connu une accélération dernièrement avec l’ambiance créée par la COP22. Depuis les efforts se sont dirigés vers la réhabilitation de l’actuelle décharge et son déplacement, un chantier titanesque auquel la ville s’est attelé depuis avril dernier.
    Le dossier devait être tranché en 2015 mais sa complexité et le changement à la tête de la Mairie de la ville avec les élections communales de septembre 2015 ont ralenti son avancement.
    Il s’agit d’un véritable centre de traitement des déchets que Tanger compte s’offrir.
    Il devra être installé à Al Menzla, à plusieurs kilomètres de Tanger, une option qui a soulevé des problèmes légaux d’ordre budgétaire qui ont été levés par la création du groupement.
    A noter que le projet de la future décharge prévoit un site moderne avec une gestion électronique automatisée du contrôle des accès, un changement radical par rapport à l’actuelle décharge. Deux clôtures sont en effet prévues pour interdire l’accès des personnes étrangères au service, même les chiffonniers ne pourront pas y entrer. Outre les zones d’enfouissement, il devra disposer d’un centre de tri équipé de trieurs automatiques pour la valorisation des déchets. Il devra aussi avoir une empreinte environnementale faible avec des réseaux de collecte des eaux usées et du lixiviat avant leur traitement et leur rejet dans le milieu naturel.
    Il s’agit pour l’attributaire de réaliser des travaux de nettoyage et de préparation des zones à réhabiliter mais aussi de veiller à rassembler et déplacer l’ensemble des déchets, même ceux éparpillés par le vent à moins de 1000 mètres des limites de la décharge. Il s’agira aussi d’assurer un compactage et talutage des déchets et leur couverture d’une couche imperméable pour éviter les fuites ainsi que d’une couverture finale en terre végétale.
    A noter que l’objectif final est de mettre fin à l’un des dossiers environnementaux les plus urgents pour Tanger, sa décharge.
    Cette dernière, mise en place en 1972, s’étend sur un peu plus de 21 hectares. Elle reçoit chaque jour 1000 tonnes de déchets par jour, soit l’équivalent d’une cinquantaine de remorques. Pendant longtemps, elle est restée loin de la ville, les jours de grand vent la ramenaient à l’esprit des gens via les nuisances olfactives. Depuis quelques années cette nuisance est devenue encore plus présente, la décharge ayant fini par être rattrapée par l’urbanisation.

    De notre correspondant, Ali ABJIOU

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc