×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Biomasse: Aveo décroche de nouveaux deals

    Par Safall FALL | Edition N°:4924 Le 26/12/2016 | Partager
    Alf Al Maghrib, Kenzi Hotels Group, Four Seasons… le portefeuille de l’énergéticien grossit
    1 million de tonnes de biomasse/an à valoriser au Maroc
    bomasse_aveo_24.jpg

    Le contrat intègre l’installation d’une unité de valorisation énergétique de ressources biomasses. L’hôtel et l’industrie, deux segments stratégiques pour Aveo (Ph. L’Economiste)

    Aveo Energie trace son sillon dans les énergies vertes. Et c’est dans la filière de la biomasse que cela se passe. L’énergéticien, filiale du groupe FGTS Invest, vient de décrocher de nouveaux contrats avec la chaîne hôtelière Kenzi Group. Le deal porte sur la mise en place d’une centrale biomasse au profit du Kenzi Club Agdal Médina. Le groupe hôtelier marocain compte sur ce projet pour réduire sa facture énergétique et éviter l’émission de plus de 600 tonnes de CO2 par an. C’est le deuxième contrat de la société avec ce client. C’est le deuxième partenariat signé entre Kenzi Hotels Group et Aveo Energie, Kenzi Menara Palace ayant confié l’an passé à l’énergéticien sa production de chaleur. Ce qui lui a permis d’économiser plus de 540 tonnes de CO2 à ce jour. Le portefeuille d’Aveo grossit rapidement sur une filière encore peu investie. Elle exploite aujourd’hui près d’une quinzaine de chaufferies biomasse au Maroc dont celles du Royal Mansour, du Four Seasons, de l’industriel Alf Al Maghrib ainsi que du Naoura Barrière. Le système est simple: en prenant en charge leur production d’eau chaude ou de vapeur via l’installation d’une centrale directement sur le site, la société s’engage sur des clauses de performance visant des économies de 10 à 30% sur leur facture énergétique. «Environ 95% des ressources nécessaires au fonctionnement d’une centrale biomasse sont marocaines», explique Jean-Baptiste Tremouille, directeur général d’Aveo Energie. Par conséquent, le prix de la chaleur produite est plus compétitif, avec des équipements d’une longévité moyenne de fonctionnement de 20 ans.
    Comme dans toutes les filières d’avenir, la société est encore sur un niveau de business modeste, soit 18 millions de DH en 2015. Elle opère principalement sur la base du grignon d’olives, avec un sourcing basé dans la région de Meknès. Mais ce n’est pas la seule ressource de matières organiques végétales ou animales exploitables disponibles au Maroc. Le potentiel est  énorme. «On estime aujourd’hui que 1 million de tonnes de biomasse sèche est disponible chaque année dans le pays, soit un potentiel de 2.500 térawatts/heure thermiques et 1.100 térawatts/heure en électricité. A titre de comparaison, cela permettrait de fournir en chaleur et en électricité toutes les habitations de Tanger et Tétouan», explique le patron. Le potentiel emploi est tout aussi intéressant. «En moyenne, un mégawatt installé crée un emploi à plein temps. Le développement de la filière peut donc jouer un rôle efficace dans la lutte contre l’informel», précise le manager. Pour ce dernier, la filière aura besoin d’un bon coup de boost pour décoller. Cela passera aussi par une réelle montée en compétence de la part du secteur privé, de davantage d’ouverture des divers mécanismes de financement et d’un cadre réglementaire spécifique.

     

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc