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    Entreprises

    Le «made in Morocco», on n’y croit pas!

    Par Fatima HAÏM | Edition N°:4915 Le 09/12/2016 | Partager
    Moins de 40 % des Marocains font confiance au «Label Maroc» selon une étude
    Qualité peu stable, manque d’innovation ni de SAV… Les critiques
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    Selon l'étude de l'AMMC, l'artisanat marocain est un secteur qui a une image positive. 76% des personnes interrogées jugent que ce sont des produits de bonne qualité (Ph. Al Nasser)

    Moins de 40 % des Marocains font confiance au «made in Morocco»! C’est ce que révèle une étude réalisée par l’Association marocaine du marketing et de la communication (AMMC). Autre point: les marques marocaines sont plus appréciées dans les pays d’Afrique francophone qu’au Maroc… Alors, dans ce contexte, comment faire du label Maroc un levier pour renforcer les marques marocaines?  Une thématique qui a ouvert un vaste spectre de réflexions, lors de la 3e édition de la conférence Tendances Marketing & Communication, organisée par TIMLOG solutions (8 & 9 décembre) et qui a réuni les marketers de grandes entreprises marocaines (BMCE Bank, Cosumar, etc.) Le premier panel, animé par Khalid Baddou, président de l’AMMC et directeur de la communication chez Western Union, était sur le thème du «made in Morocco». Parmi les freins principaux identifiés dans l’étude pilotée par l’AMMC, les sondés (marocains) évoquent surtout le manque de stabilité dans la qualité des produits, l’absence d’innovation, un service après vente jugé inefficace, etc. Pour cette évaluation, quatre critères ont été retenus: l’attractivité de l’investissement, le tourisme, la perception des produits & services et enfin les RH (proportion de cadres & talents qui s’exportent à l’international). A l’inverse, l’artisanat marocain a la cote. En effet, 76% des personnes interrogées ont une image positive de ces produits et estiment qu’ils sont de bonne qualité…
    Autant de points sur lesquels les participants ont débattu, lors de workshops pour améliorer l’attractivité des marques et mettre en place des stratégies cohérentes afin d’en faire des «locomotives» à l’international, etc.
    Pour Khalid Baddou, «c’est toute la chaîne de valeur sur laquelle il faut agir, à commencer par la production car les industriels n’ont pas encore pris conscience de l’importance de développer des produits de qualité car ils misent avant tout sur la rentabilité. Ils ne vont pas s’intéresser à cibler un marché de niche qui peut échouer et vont privilégier un marché de masse».
    Néanmoins, certaines marques ont su se «démarquer» en déployant une stratégie marketing efficace pour doper leur chiffre d’affaires comme Dalaa par exemple, «une marque qui a réussi à cibler toutes les catégories du marché, même en termes de volume de vente avec des produits Bop (Bottom of the pyramid), des produits Mainstream et des produits Premium avec la marque câlin», relève Baddou. Diversifier les gammes pour toucher les différentes cibles s’avère payant... Une autre manière de promouvoir les produits «made in Morocco».

     

     

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