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    Economie

    Une baisse du chômage en trompe-l’œil

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4893 Le 08/11/2016 | Partager
    Le recul tient plus au retrait du marché des personnes découragées
    Cette population n’est que partiellement intégrée dans les statistiques, soit 63.000 personnes
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    Depuis 1999, le taux d’activité a baissé, passant de 54,5% à 47,4% en 2015. En parallèle, le taux de chômage est également en recul. Il est passé  de 13,8% en 1999 à 9,7% en 2015

    La baisse du taux de chômage au troisième trimestre à 9,6% ne reflète pas une amélioration de l’emploi. Les destructions ont été plus importantes que les créations de postes de travail: 125.000 pour les premières contre 52.000 pour les secondes. Ces nouveaux postes sont concentrés dans un secteur connu pour le faible niveau de qualification, la précarité ainsi que le travail au noir. Le sous-emploi dans le BTP concerne 18% des actifs occupés.  
    En réalité, le taux de chômage du troisième trimestre ne reflète pas la réalité économique marquée par la sécheresse et un faible taux de croissance. L’effectif global des chômeurs s’est établi à 1,142 million de personnes à fin septembre contre 1,206 million à la même période l’année dernière, en baisse de 64.000. Cela s’explique notamment par le retrait du marché du travail des catégories de demandeurs d’emploi découragés. Certains, en particulier les diplômés, préfèrent reprendre leurs études. Mais en l’absence d’enquête, le phénomène n’est pas connu avec précision puisqu’une partie seulement est intégrée dans les statistiques du HCP conformément aux directives du Bureau international du travail. Au troisième trimestre de 2016, l’effectif des personnes découragées a atteint 63.000. Ce qui correspond à 5,5% du volume global du chômage contre 6,6% une année auparavant. Ces découragés sont surtout des citadins: 83,4%, selon le HCP. La moitié de cette population est constituée de jeunes âgés de 15 à 29 ans et huit sur dix sont diplômés.  Durant ce troisième trimestre, la population active âgée de 15 ans et plus a reculé de 1,1% s’établissant à 11,8 millions de personnes. En parallèle, celle en âge d’activité a pris 1,5%. Le taux d’activité a ainsi baissé de 1,2 point à 46,7%. Ce taux est plus faible chez les femmes: 24,3% contre 70,7% pour les hommes. Dans les villes, en particulier, le taux d’activité des femmes ne dépasse pas 16,5% alors qu’il tourne autour de 36,7% dans le rural.
    L’étude de  diagnostic  de la situation de l’emploi au Maroc du ministère de l’Emploi a d’ailleurs relevé que «le taux d’activité au Maroc est l’un des plus bas au monde, surtout en raison de la faible participation des jeunes et des femmes au marché du travail». Cette étude a également critiqué la qualité des emplois indiquant au passage qu’elle constitue le principal défi, notamment pour les jeunes, les femmes, les travailleurs ruraux et les non-diplômés.
    A fin septembre, la proportion des salariés dans l’emploi a augmenté à 58,2% contre 57,7% une année plus tôt.

     

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