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    Economie

    Connectivité maritime
    Le Maroc recule dans l’indice de la Cnuced

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4893 Le 08/11/2016 | Partager
    Il affiche 64,72/100 en 2016 contre 68,28 en 2015
    Les données du Système d’identification automatique visées
    L’Agence nationale des ports sur la sellette
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    Le Maroc dégringole dans l’indice de connectivité des transports maritimes réguliers. Ce dernier est déterminé non seulement par le volume des échanges, mais de plus en plus par sa position au sein du réseau de transport maritime mondial

    Le Maroc perd des points dans l’indice de connectivité des transports maritimes réguliers (LSCI-Liner Shipping Connectivity Index) annuel, 2004-2016, établi par la Cnuced. Cette année, le Royaume a réalisé 64,72/100 contre 68,28/100 en 2015. Le nouvel indice se rapproche de celui de 2014 (64,28/100). En comparaison, l’Egypte a enregistré une légère évolution: de 61,45/100 l’année dernière à 62,50 cette année.
    Et pourtant dans la précédente édition de la Cnuced, le Maroc disposait de la meilleure connectivité en Afrique, devant l’Afrique du Sud et l’Egypte. Ces pays étaient identifiés comme les plus animés du continent pour le commerce maritime. Selon Shamika N. Sirimanne, directrice de la division de la technologie et de la logistique de la Cnuced, «les retards enregistrés dans les ports africains ont pour effet d’alourdir de 10% environ le coût des biens importés, voire plus dans le cas des exportations». Ce sont les données concernant le port de Tanger qui ont été examinées dans l’étude sur les transports maritimes 2016. Initialement les données du Système d’identification automatique (SIA) ne présentaient aucun navire autre que les navires à passagers Roll-on/Roll-off  pour faire la distinction avec les bâtiments de charge habituels où les produits sont embarqués à la verticale par des grues. Il en existe plusieurs types, selon qu’ils transportent ou non des passagers, des conteneurs sur le pont, ou d’autres marchandises. Cela a suscité certaines inquiétudes (de l’avis de la Cnuced), puisque le port TangerMed est un port d’escale bien connu pour les compagnies maritimes de conteneurs, comme en témoignent les 3 millions d’EVP (Equivalent vingt pieds) manipulés en 2015. L’erreur pourrait être attribuée à une interprétation du nom du port. Les données initiales du SIA concernaient l’ancien port de Tanger, et non le nouveau port à conteneurs, TangerMed, ou sa deuxième phase, TangerMed II, située à 40 km à l’est du vieux port. Une fois rectifié, le nombre total d’appels de port de navire à partir de signaux du Système d’identification automatique a quadruplé à 15.575. La Cnuced fait des reproches à l’ANP. Bien que détaillées par port et par catégorie de fret, les données du site internet de l’Agence nationale des ports (http://www.anp.org.ma/) couvrent principalement les volumes et les augmentations en pourcentage, par opposition au nombre d’arrivées de navires. Cela ne permet pas une comparaison directe possible. A noter que la stratégie portuaire du Maroc à l’horizon 2030 vise à assurer un développement aux ports qui seront regroupés dans six pôles portuaires (étude de la DEPF sur Le transport maritime des marchandises au Maroc: Evolution et perspectives). Ce regroupement portuaire, dont l’investissement est estimé à plus de 74 milliards de dirhams, permettrait d’aligner la gestion et l’organisation des ports marocains sur les standards internationaux. Toutefois, d’importants défis restent encore à relever afin d’accompagner et renforcer les exportations marocaines, notamment, vers des régions à fort potentiel de croissance (Afrique, Amérique latine, Asie et Moyen-Orient).
    L’analyse de la structure du transport maritime marocain fait apparaître la prédominance des flux vraquiers (secs et liquides) qui représentent la partie la plus importante de la demande du transport maritime au moment où l’offre du pavillon national est quasiment absente sur ce segment. Les marchandises en vrac se constituent principalement des matières premières (céréales, charbon, phosphates et hydrocarbures) et se caractérisent généralement par un nombre réduit d’opérateurs (Exp. de l’OCP) et de marchés (fournisseurs ou clients). Eu égard aux différences inhérentes à la nature des produits et des facteurs déterminant leurs flux, chaque catégorie de vrac nécessite un transport particulier.

    Indice LSCI

    L’Indice de connectivité des transports maritimes réguliers (LSCI) est établi à partir des cinq éléments qui rendent compte de la mise en service de porte-conteneurs par des compagnies de transport maritime régulier dans les ports d’escale d’un pays. Il s’agit du nombre de navires, leur capacité de charge de conteneurs totale, le nombre de compagnies assurant les services de transport en exploitant leurs propres navires, le nombre de services fournis et la taille (en EVP) du plus grand navire mis en service.

    Un thème pour la COP22

    Aujourd’hui, les transports maritimes représentent près de 3% des émissions de gaz à effet de serre, mais l’essor du secteur pourrait entraîner une hausse de 50 à 250% des émissions d’ici à 2050. Malgré cela, ils restent l’un des rares secteurs à ne pas tomber sous le coup de la Convention-Cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Ils seront néanmoins de plus en plus sous les feux des projecteurs compte tenu de l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur les changements climatiques le 4 novembre et de la tenue de la COP22 du 7 au 18 novembre à Marrakech.

     

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