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    Société

    Oued Eddahab
    Comment la région s'est transformée en 37 ans

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4834 Le 12/08/2016 | Partager
    Un processus de développement à coups de milliards
    L’allégeance cimente la relation entre la monarchie et les populations sahraouies
    Les tribus se sont opposées à l’annexion de cette région par les séparatistes
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    La région de Dakhla s’est progressivement métamorphosée grâce aux différents projets de développement lancés il y a plusieurs années. Les visites royales ont insufflé une nouvelle dynamique, notamment avec un nouveau programme de développement, dédié à toutes les provinces du Sud, dont le budget s’élève à 77 milliards de DH (Ph. AFP)

    Le 19 août 1979, en plein mois de ramadan, Feu Hassan II recevait une délégation de dignitaires sahraouis, pour «prêter serment d’allégeance et réaffirmer leur indéfectible attachement au trône alaouite et l’intégrité territoriale du Royaume». Oulémas, notables et chefs de tribus avaient fait le déplacement à Rabat quelques jours seulement après que les troupes marocaines aient libéré la région de Oued Eddahab, le 14 août 1979. Les historiens rapportent que «les tribus des Ouled Dlim avaient signifié à l’ultime préfet mauritanien leur refus des accords entre la Mauritanie et le Polisario, livrant cette région aux séparatistes». Pendant quelques années, c’est le voisin du Sud qui contrôlait cette partie du territoire marocain, après le retrait des forces espagnoles. 37 ans après, la philosophie qui a cimenté les liens entre les populations de cette région et la monarchie est toujours à l’œuvre. En renouvelant la bey’â, les deux parties s’inscrivaient dans une logique d’engagements réciproque. C’est l’essence même de cet acte d’allégeance. A l’époque, Hassan II avait déclaré, dans un discours, que les populations «se doivent d’honorer ce serment. De notre côté, nous faisons un devoir de garantir votre défense et votre sécurité, et d’œuvrer sans relâche pour votre bien-être». Une promesse tenue par le Souverain, qui a lancé les chantiers de mise à niveau de cette région du Maroc. A son accession au trône, Mohammed VI a donné un nouvel élan à la dynamique de développement dans ces territoires. Dakhla, chef lieu de la région de Oued Eddahab, s’est métamorphosée au fil des ans. Aujourd’hui, c’est l’une des destinations touristiques les plus convoitées. La mise à niveau de cette région s’est fait à coup de milliards de DH durant des décennies. Aujourd’hui, la région de Dakhla Oued Eddahab devra franchir un nouveau palier, notamment grâce au plan de développement des provinces du Sud, dont le budget s’élève à plus de 77 milliards de DH. L’objectif est d’en faire un véritable pôle de croissance. La ville de Dakhla, connue pour ses richesses halieutiques, sera dotée d’un nouveau port, d’un coût de 6 milliards de DH. Ce qui devra favoriser une meilleure connexion maritime avec le reste du continent. D’autres projets sont également programmés, notamment dans le domaine de valorisation des petits pélagiques, avec un budget de 1,2 milliard de DH.
    Face à l’immobilisme qui caractérise le dossier du Sahara depuis des années, Rabat n’a pas croisé les bras. Le Souverain a insufflé une nouvelle dynamique dans cette région, notamment via les différents projets lancés durant les visites royales. Aujourd’hui, le dossier du Sahara prend un nouveau virage, avec l’adoption d’une nouvelle approche par le Maroc, basée sur la fermeté. Le bras de fer avec Ban Ki-Moon, SG de l’ONU, suite à ces dérapages autour de la marocanité du Sahara, témoigne de l’intransigeance du Maroc sur cette affaire. Les Marocains, sortis manifester contre les déclarations du SG de l’ONU, traduisent leur attachement à l’intégrité territoriale du Royaume. Comme l’avait souligné le Souverain à plusieurs reprises dans ses discours, «le dossier du Sahara est l’affaire de tous les Marocains». Gouvernement, partis politiques, associations et citoyens sont tous appelés à «la vigilance et la mobilisation collective». Surtout face aux manœuvres des ennemis de l’intégrité territoriale et aux changements géopolitiques que connaît la région du Maghreb et du Sahel. Les relations avec la Mauritanie ne sont pas au beau fixe, au moment où le Polisario, tâtonne encore après le décès de son chef indéboulonnable. Parallèlement, l’Algérie continue de se dérober à ses responsabilités et refuse de s’impliquer sérieusement dans la recherche d’une solution définitive, en tant que partie prenante à ce conflit artificiel. Le Roi a été on ne peut plus clair: le Maroc est dans ses territoires. Le processus de développement et de démocratisation est en marche, à travers la mise en œuvre de la régionalisation avancée. Aujourd’hui, comme en 1979, «le Maroc ne faisait qu’établir dans les faits une revendication jamais reniée», selon plusieurs historiens.

    Ait Baâmrane, Ouled Dlim…

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    Le processus de parachèvement de l’intégrité territoriale a démarré bien avant 1979. Le mouvement a été amorcé par le soulèvement des tribus sahraouies, notamment les Ait Baâmrane, qui avait permis la récupération de Terfaya et de Sidi Ifni en 1969. De leur côté, les tribus des Ouled Dlim ont également bataillé en faveur de la marocanité du Sahara, notamment refusant l’annexion des territoires par le Polisario et l’Algérie suite aux accords de Madrid avec la Mauritanie. Le rôle des populations sahraouies a été appuyé par la monarchie. Lors de la réception des dignitaires du Sahara en 1979, Hassan II avait marqué les esprits par la symbolique de la distribution d’armes aux représentants des tribus, afin de symboliser la poursuite de la lutte pour la défense de l’intégrité territoriale.

     

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