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    Economie

    Transferts MRE: L’investissement se diversifie

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4834 Le 12/08/2016 | Partager
    L’immobilier, le commerce et l’agriculture prédominent
    Des initiatives ciblent l’industrie et les nouvelles technologies
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    Durant les cinq dernières années, les MRE de la France occupent la première place du podium en matière de transfert de fonds

    Malgré l’importance des transferts des Marocains résidant à l’étranger (MRE), la nature des investissements réalisés ne crée pas assez de valeur ajoutée pour l’économie marocaine. La segmentation des investissements des MRE par secteur reste inchangée. L’immobilier vient en tête du peloton avec 40%. L’agriculture et l’achat de terrain agricole occupent 25% de l’ensemble des investissements. Le commerce (22%), les services et la restauration affichent 13,8%. C’est ce qui ressort de la toute récente  étude réalisée par le ministère des Marocains de l’étranger et l’agence publique Expertise France, dévoilée par Anis Birou lors de la journée nationale du migrant. En revanche, au-delà de l’immobilier, d’autres secteurs émergent. En effet, des initiatives commencent à s’opérer dans l’industrie, le tourisme, le développement durable et  les nouvelles technologies. Mais ce type d’investissement reste timide et ne représente que 7% du volume des transferts des MRE, comme l’a indiqué le ministre lors du 3e Forum d’affaires pour l’investissement et l’entrepreneuriat de la diaspora marocaine en France  (voir L’Economiste du

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    La  moyenne des transferts des Marocains résidant à l’étranger représente 28 milliards de dirhams à  fin juin des cinq dernières années

    1er avril 2016). Pourtant, 72% des MRE montrent un intérêt pour le financement de projets créateurs de valeur ajoutée.   
    Les  MRE continuent de rapatrier leur argent. A fin juin 2016, les envois de fonds s’élèvent à 29,1 milliards de dirhams contre 27,1 milliards de dirhams à la même période de l’année 2015, soit une progression de 4%. C’est le niveau le plus haut des cinq dernières années. Selon le dernier rapport de Bank Al-Maghrib, les entrées des MRE ont enregistré en 2015 une nouvelle hausse de 3% à 61,7 milliards de dirhams provenant essentiellement de la zone euro. La structure par pays de ces transferts a connu, au cours de la dernière décennie, un changement important avec notamment une hausse de 5,6% en 2006 et 18,6% en 2015 de la part des pays représentant le Conseil de coopération du Golfe,  et une baisse de celle des émetteurs traditionnels, en particulier la France de 43,1 à 35,9%, l’Espagne de 14 à 8,4% et l’Italie de 12,2 à 9,3%. Quelle que soit la destination des transferts des MRE, ils ont un impact positif sur l’amélioration des réserves de change. Au total, celles-ci se sont sensiblement renforcées, s’établissant à fin juin 2016 à l’équivalent de 8 mois d’importations contre 6 mois à fin 2015.

    Investir à distance

    Selon les résultats de l’étude réalisée par le cabinet de conseil RMDA et Maroc Entrepreneurs à Paris, auprès de 600 MRE, la création d’entreprise  pour les MRE est  liée à  un  «fort attachement» à leur pays d’origine sans rentrer définitivement. Et qu’un projet d’investissement n’est pas automatiquement corrélé à un projet de retour. Il s’agit d’une nouvelle tendance qui s’enracine davantage chez  la deuxième  et la troisième genération. En revanche,  l’intérêt peut rapidement décroître si le lien culturel s’étiole, notamment à travers une maîtrise limitée de la langue.

     

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