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Economie

Déficit commercial
Le CMC pour un dosage de l’import

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4817 Le 20/07/2016 | Partager
Et un soutien logistique aux entreprises exportatrices
Le dispositif à renforcer par le déploiement des plans sectoriels
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Après avoir dépassé la valeur globale des exportations entre 2011 et 2013, le déficit commercial avait amorcé un allégement en 2014 et 2015. Mais l’embellie s’explique surtout par la forte baisse de la facture énergétique

QUELLE stratégie pour la résorption du déficit commercial? C’est la grande question que soulève le Centre marocain de conjoncture dans sa dernière publication mensuelle. A travers un focus centré sur les nouvelles industries d’exportation, le Centre tente d’en évaluer la contribution à l’équilibre des échanges extérieurs.

Une décennie après que le pays soit engagé dans un processus de modernisation de ses structures productives, il est légitime de «soupeser les stratégies  de référence sur lesquelles compte le Maroc pour s’insérer dans les chaînes de valeur mondiales», justifient les économistes du Centre. D’autant plus que les secteurs à forte valeur ajoutée comme les phosphates et dérivés ainsi que l’agro-industrie restent soumis à des aléas d’ordre conjoncturel. Le premier étant tributaire des fluctuations des cours à l’international alors que le secteur primaire dépend des caprices de la pluviométrie. Aussi, l’espoir est-il fondé  sur la dynamique de mutation que pourrait insuffler le secteur industriel pour assurer au pays une intégration compétitive aux marchés porteurs.
Or, l’année 2016 s’annonce déjà difficile avec un creusement du déficit commercial. Bien que les données sur lesquelles s’est basé le Centre soient limitées au premier trimestre, elles traduisent une évolution alarmante de l’aggravation du solde commercial. Et le constat s’est révélé juste trois mois après, puisque à fin juin, le déficit s’élève déjà à 85 milliards de DH. C’est pratiquement 74% de la valeur totale des exportations. (Voir également L’Economiste du 19 juillet).
Pour le Centre, le déséquilibre tient à une croissance plus accélérée de l’import par rapport à l’export. Pour y remédier, «la stratégie à adopter sur le moyen et le long terme est à reposer, en matière des importations, sur un assainissement par l’adoption de normes en guise de défense commerciale», recommande le Centre. 
Une démarche qui ne relève pas du protectionnisme puisqu’elle est d’usage dans de nombreux pays, est-il précisé. Sans oublier que le pays dispose déjà d’une loi dédiée mais qui n’a été appliquée jusqu’à présent que pour les cas de dumping ou d’importations massives, causant un préjudice pour une production locale.      
A l’export, il est suggéré la diversification de la gamme des produits et l’élargissement des marchés. Une lapalissade tant galvaudée. Mais pour le Centre, l’orientation peut se décliner en soutien aux entreprises dans leurs tentatives de pénétrer des marchés cibles. Elle peut se traduire par une prise en charge d’une partie des frais de location de plateformes de stockage et de distribution ou des frais d’assurance à l’export. L’industrie dans sa configuration actuelle ne saurait à elle seule colmater le déficit des échanges commerciaux. Un effort doit être déployé pour forcer le régime des plans sectoriels.

 

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