Competences & rh

Les écoles françaises du Maroc se regroupent

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5267 Le 08/05/2018 | Partager
Elles se mettent en réseau pour mieux se positionner sur le continent
L’Essec, Centrale Casablanca, l’Emlyon… cinq membres pour commencer
Un concours commun et des bureaux de représentation en projet
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L’Essec a inauguré son campus Essec Afrique à Rabat en avril 2017. L’intérêt des écoles françaises pour  le Maroc a commencé en 2012-2013, suite à un accord établi entre l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Lahcen Daoudi, et son homologue française à l’époque, Geneviève Fioraso, pour développer la coopération universitaire et scientifique entre les deux pays (Ph. Essec)

432.589 étudiants africains étaient en mobilité internationale en 2015 (Campus France), dont près du quart d’origine maghrébine. La mobilité des étudiants africains, friands de formations et de diplômes, est deux fois plus importante que la moyenne mondiale. Pour les écoles supérieures, c’est un marché gigantesque à saisir.

Les écoles françaises, installées ces trois dernières années au Maroc, ont décidé d’unir leurs forces pour mieux se positionner sur le continent. En septembre dernier, elles ont monté un réseau baptisé Africa Sup.

Il compte pour l’heure cinq membres: l’Essec Rabat, Centrale Casablanca, l’Emlyon Casablanca, l’INSA de Fès (Université euroméditerranéenne), ainsi que le parcours monté par Mines ParisTech avec l’EMINES (Université Mohammed VI polytechnique) à Benguérir. Deux autres écoles ont demandé à rejoindre le groupement, TBS et l’EIGSI. Le comité de pilotage devait voter sa décision vendredi dernier.   

«Les cinq écoles comptent environ 800 étudiants. Elles ambitionnent de monter à 4.000 dans les trois à cinq prochaines années. Cela représenterait 12% du total des effectifs de l’enseignement supérieur privé au Maroc», révèle Christophe De Bauvais, attaché de coopération scientifique et universitaire à l’ambassade de France au Maroc. Chaque école entend recruter 20 à 30% d’étudiants d’autres pays africains.

«L’idée est de mutualiser l’offre en direction de pays tiers africains. On pense, par exemple, à un concours commun et à des bureaux de représentations sur le continent», poursuit De Bauvais. En attendant, les écoles travaillent sur une charte de valeurs commune et un site web.
Il existe actuellement près de 16.000 étudiants subsahariens au Maroc, dont la moitié est inscrite dans le privé. La majorité bénéficie d’une bourse de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI).

La présence de prestigieuses écoles françaises pourrait encourager plus d’étudiants subsahariens à opter pour le Maroc. De même que l’ouverture, fin 2015, de la possibilité de la reconnaissance de l’Etat et de l’équivalence des diplômes des établissements privés.

A aujourd’hui, neuf universités et écoles privées, dont une française (Centrale Casablanca), ont été reconnues. Dix autres ont reçu l’avis favorable de la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur pour décrocher le label.

 

 

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