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OCP: Jorf, 1er exportateur mondial d'engrais!

Par Amin RBOUB | Edition N°:5156 Le 27/11/2017 | Partager
Dès début 2018, une capacité de 12 millions de tonnes
A peine lancée, l'usine JFC3 monte en régime
Un investissement de 5,2 milliards de DH
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La première phase du plan de développement du groupe OCP touche à sa fin. Elle aura permis d'augmenter les capacités d'export tant de la roche que des engrais. Les volumes d'engrais produits ont été multipliés par 3 en 10 ans tout en rationalisant les coûts

Le site industriel de Jorf Lasfar multiplie les superlatifs. Nous sommes dans le plus grand complexe industriel d’engrais au monde! Dès début 2018, cette plateforme fera de l'OCP le premier exportateur mondial d'engrais. Le site s’étend sur 1.800 hectares et dispose de 22 km de clôtures, au sud d'El Jadida, chef-lieu des Doukkala.

Au total, 15.000 salariés se rendent chaque jour à ce méga-complexe industriel (répartis entre 4.700 effectifs du personnel du groupe OCP et plus de 10.000 emplois indirectes: ingénieurs, sous-traitants, ouvriers, techniciens…). Pas moins de 1.700 entreprises opèrent dans l’écosystème de sous-traitance et des fournisseurs du site de Jorf.

Le groupe vient d'opérationnaliser son usine d'engrais flambant neuve baptisée Jorf Fertilizers Company 3 (JFC3). Une unité de production d'engrais qui développe une capacité de 1 million de tonnes par an. Totalement intégrée dans la plateforme industrielle de Jorf, cette nouvelle usine a nécessité un investissement de 5,2 milliards de DH.  JFC3 devra produire 1 million de tonnes équivalent DAP par an.

Elle est dotée d'une ligne d'acide sulfurique d'une capacité de 1,4 million de tonnes/an ainsi que d'une ligne d'acide phosphorique de 450.000 tonnes par an. L'usine est également dotée d'une centrale thermoélectrique d'une puissance de 62 MW. JFC dispose d'infrastructures de stockage d'une capacité de 200.000 tonnes d'engrais. Ce qui représente l'équivalent de plus de 2 mois d'autonomie. A elle seule, cette unité (JFC3) compte pas moins de 1.109 km de tuyauterie et l'équivalent de 1.200 km de câblage!

La construction de cette usine  a mobilisé près de 1,3 million de jours/hommes. L'implantation de JFC3 au coeur de la plateforme lui permet de disposer immédiatement de la totalité des matières premières (phosphate, soufre et ammoniac), en plus de la proximité avec la station terminale du Slurry Pipeline, dont  la head station démarre à Khouribga (240 km de bout en bout), et des différentes commodités (eau, électricité… ).

Autant d'acquis qui facilitent la manutention et l'export In situ.
Lancée en mars dernier, cette usine intégrée a atteint sa vitesse de croisière en octobre dernier.  C'est la 3e unité de production inscrite dans la stratégie de développement industriel du groupe. La nouvelle unité intervient après l’entrée en production de Africa Fertilizers Complex en 2015, site de production dédié à l’approvisionnement du marché africain. S’en est suivie l’unité JFC2, en 2016. Quant à JFC4, elle est programmée pour début 2018. Autrement dit, dès début 2018, l’OCP Jorf sera le premier exportateur mondial d’engrais avec une capacité globale de l’ordre de 12 millions de tonnes.

Parties de 4,5 millions de tonnes par an en 2010, les capacités de production sont montées à 8 millions de tonnes par an en 2014. Avec l'entrée en production de l'usine Jorf Fertilizers Company 4 (JFC4) en 2018, le complexe de Jorf devra produire les 12 millions de tonnes.

Ce sont là les premiers fruits de la stratégie industrielle du groupe, enclenchée en 2010.  Il va sans dire que la phase 1 du plan de développement de l’OCP sera bouclée cette année. Cette première phase va permettre au groupe d’augmenter sa capacité d’exportation de la roche, de tripler ses volumes d’engrais produits tout en réduisant ses coût. «Nos atouts à Jorf, nous les puisons de l’intégration totale.

Le fait d’avoir des usines intégrées nous permet de disposer des mêmes équipements, des mêmes capacités, pour optimiser les pièces de rechange, les équipements, la maintenance…», tient à expliquer un jeune ingénieur sur place. Autant de facteurs qui nous permettent plus de fexibilité avec différentes usines capables de produire n’importe quelle variante d’engrais. A la souplesse et à la réactivité, s’ajoute l’effet volume.

La capacité du groupe lui permet de répondre à n’importe quel marché, aussi lointain soit-il. Le dernier levier de compétitivité est celui du facteur coûts. En clair, l’OCP n’a pas de dépendance via-à-vis des fluctuations du marché. S’y ajoute le coût compétitif en termes de transformation et les gisements de phosphates à proximité. «Nous avons les meilleurs rendements de conversion par rapport aux standards internationaux», fait valoir un cadre.

Un débit de 4.200 m3/h

Contrairement aux différentes rumeurs sur d'éventuelles pannes techniques liées à la propulsion ou à la viscosité du pipeline… sur place tout fonctionne bien. L’Economiste a vérifié que le pipe n’a jamais connu de problème depuis sa mise en marche. Mieux encore, le dispositif qui fait 240 km de long (de la head Station à Khouribga, jusqu'au terminus à Jorf) a permis, dès  la première année (2014-2015), de réaliser des économies de l’ordre de 1 milliard de DH. Il s’agit d'économies faites sur le coût du transport, l’eau, l’énergie… «Le pipeline nous a permis d’avoir les coûts de transport les plus faibles au monde!», fait valoir le directeur du site de Jorf Lasfar. Aujourd'hui, le pipeline assure en moyenne un débit de 4.200 m3 par heure. Depuis son installation, le pipe permet une capacité de transport de 38 millions de tonnes par an.

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