Competences & rh

Besoin d’une réelle volonté politique!

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5123 Le 10/10/2017 | Partager
Créer une instance nationale sous la tutelle du chef de l’Etat ou du
Consentir plus d’efforts en matière de formation des scientifiques et de budget

«Tous les pays ayant réussi le pari de la R&D ont d’abord hissé la recherche et l’innovation au rang de priorité nationale», souligne de SG du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Driss Guerraoui. Pour lui, il est nécessaire de créer une instance nationale dédiée au pilotage du secteur, placée sous l’autorité du chef de l’Etat ou du gouvernement.

Comme c’est le cas, par exemple, en Corée du Sud et en Jordanie. Et ce serait cette instance qui se chargerait d’élaborer une stratégie nationale, avec des objectifs précis, «permettant de  relever le défi de la nouvelle révolution industrielle, et de répondre aux préoccupations et besoins des entreprises». Malheureusement, jusqu’à présent, personne ne pilote réellement le secteur. Toutefois, il faudrait en parallèle former suffisamment de scientifiques et d’inventeurs, en fonction des besoins (présents et futurs), préalablement identifiés par secteur. De son côté, l’Etat doit consentir plus d’efforts en matière de financement.

Cela suppose aussi d’offrir des incitations aux entreprises, de faciliter les procédures administratives et de développer plus de partenariats public-privé. Les opérateurs économiques seraient ainsi plus tentés par la recherche, et surtout, par des alliances avec les universités
«Tout ceci requiert une gouvernance par un Etat stratège, qui coordonne les actions, assure le suivi, mesure les retombées pour la compétitivité de chaque activité  et opère les ajustements adéquats», estime Guerraoui. Sans oublier la nécessité de reddition des comptes, afin de soutenir les projets qui marchent et fermer ceux qui n’aboutissent pas à grand-chose.

 

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