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Juniors entreprises: Ces jeunes pousses qui se lancent

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5049 Le 20/06/2017 | Partager
200 étudiants à la fibre entrepreneuriale s’activent
Ils délivrent des prestations en marketing, finance, développement informatique ...

La junior entreprise n’est apparue au Maroc qu’au début des années 90. L’Iscae a été précurseur, avec sa junior entreprise «Agir», créée en 1994. Aujourd’hui, elles sont 11 JE, dont une est toujours en phase de création. 7 d’entre elles sont implantées dans des écoles d’ingénieurs, 2 dans des écoles de commerce et 2 dans celles de management. 200 junior entrepreneurs y sont impliqués.

Pour promouvoir le concept, la Confédération des juniors entreprises marocaines (CJEM) se veut un soutien inconditionnel. «Le mouvement des JE gagne en notoriété. Nous avons d’ores et déjà été sollicités par des établissements qui souhaitent créer une structure», confie Omar Benmoussa, président de la CJEM.

En marge de leurs activités, les juniors entreprises organisent des conférences autour de thématiques, souvent reliées à l’auto-entrepreneuriat. Par ailleurs, des formations sont mises en place par les étudiants. Ce qui leur permet de présenter des services à la hauteur des professionnels.
 
 

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Créée en 1994, Agir (Association des gestionnaires iscaeistes réunis) est la junior entreprise du groupe Iscae. Sous forme de cabinet de conseil, la JE propose des services allant des études de marché à l'élaboration de business plans et du conseil à l'analyse.  Aujourd'hui, elle compte 48 membres actifs. Motivés et engagés, ils mettent le client aux centres de leurs activités. «Nous travaillons avec tout type d'entreprises, que ce soit avec de grands groupes ou des jeunes entrepreneurs aspirant à développer leurs projets», explique Imane Baaza, responsable communication de Agir. «Certaines entreprises nous font désormais confiance et n’hésitent plus à solliciter nos services», poursuit-elle. L'Oréal et Infomineo font partie de leurs clients réguliers. En moyenne, la JE prends en charge 6 missions par an et enregistre un chiffre d’affaires de 42.000 DH. Toutefois, en dépit de l’ancienneté et la notoriété de Agir, nombreuses sont les entreprises qui préfèrent encore collaborer avec des professionnels. Par ailleurs, le management de la JE se plaint des retards de paiement qui se manifeste particulièrement auprès des grands groupes.

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Fraîchement créée en 2016, la JE de l’Esca école de management a d’abord été initiée par les professeurs de l’école. «Une compétition a été lancée, et nous avons dû mener plusieurs tours devant un jury avant d’être nommés JE Esca», explique Zineb Nouri, présidente de Creat'sulting. Composée d’un groupe de 10 étudiants de 3e et 4e années, la JE accompagne les clients dans la gestion de leurs projets en leur proposant des solutions créatives et innovantes avec des coûts abordables. Ils proposent des services en marketing (étude de marché, de satisfaction, de notoriété…), en finance (analyse financière, déclarations fiscales…) ainsi qu’en entrepreneuriat (business plan). «Notre offre est modelable, de sorte à pouvoir répondre aux exigences de chaque client», précise Zineb. Aujourd’hui, l’équipe essaye au mieux d’assurer la pérennité de Créat’sulting. «Nous fournissons tous les efforts nécessaires afin de recruter l’équipe qui prendra la relève, d’assurer sa formation et de l’assister même après la fin de nos mandats», affirme la jeune présidente.

 

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Dernière-née du mouvement, l’EJE a été créée en mars dernier, à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Ben Guerir. Les 7 étudiants à l’origine du projet proposeront des prestations diverses, allant d’études de marché au développement de plateforme informatique. «Nous offrons aux clients la possibilité de concevoir des modèles 3D précis et même pousser cette conception au stade du prototype», indique Hicham Latnine, président de la junior création.
La JE sera opérationnelle à la prochaine rentrée, aujourd’hui les membres sont en phase de prospection de clients. «Nous espérons pouvoir toucher une clientèle variée afin de garantir à nos juniors-consultants une vision plus générale du paysage économique», explique Hicham. Pour cela, l’étudiante chargée de la prospection établit une cartographie des potentiels clients et les approche afin de promouvoir leur projet. «La direction de l’école nous est d’un grand soutien. Elle met à notre disposition des locaux et le corps professoral nous accompagne dans nos démarches», indique Hicham.

 

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«Nos 12 ans d’existence témoignent de notre expertise et de la qualité de nos services», se félicite Hamza El Achouri, président de A2S. La JE de l’Institut national des postes et télécommunications (INPT), assure le développement de sites web et d’applications mobiles, ainsi que les études de marché pour ses clients. Motivés et compétents, les membres actifs sont accompagnés de leurs enseignants qui sont des experts en matière de télécommunications. Notre association compte cette année 32 membres répartis sur les différents pôles que nous avons», indique le président. Son chiffre d’affaires oscille entre 8.000 DH et 10.000 DH par an, pour une moyenne de 3 missions. Néanmoins, les étudiants sont confrontés à certains désagréments comme le non-respect des calendriers des projets par les clients. Ce qui freine leur activité et par conséquent le délai de livraison.

 

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Etudes de marché, évaluation des investissements et des entreprises, élaboration de plans de communication créatifs, mais aussi accompagnement des start-up, c’est ce que propose JBC, la JE de l’ENCG Tanger. Créée en 2014 à l’initiative d’un groupe d’étudiants, elle compte plus d’une vingtaine de membres actifs. «Après seulement deux années d’existence, nous avons pu travailler avec différents types de clients», informe Ilias Laksabi, président de la JE. «Des grands groupes comme Aswak Assalam nous ont fait confiance», poursuit-il.
Les étudiants actifs essayent de gagner la confiance de leurs clients. «Nous offrons une écoute permanente ainsi qu’un suivi quotidien et personnalisé pour chaque mission», précise le président. En pleine restructuration l’an dernier, la JE n’a pu générer que 5.000 DH de chiffre d’affaires. Une moyenne de 5 missions sont réalisées chaque année.

 

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