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Economie

Projet de loi de finances: Le patronat veut créer 250.000 emplois

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5024 Le 16/05/2017 | Partager
Il propose une exonération de l’IS pour les nouvelles PME
Le dispositif devrait s’étaler sur trois ans
Les fonds destinés au programme tahfiz très peu consommés
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Le taux de chômage parmi les sans diplôme est de 3,8% en 2016 contre 14,7% parmi ceux qui disposent d’un diplôme de niveau moyen. Les lauréats des facultés constituent la catégorie la plus touchée par le phénomène, soit 27,3%

Voilà une mesure qui devrait non seulement dynamiser la création d’entreprise mais aussi de l’emploi. Dans ses propositions d’amendement du projet de loi de finances 2017, discuté aujourd’hui à la deuxième Chambre du Parlement, le patronat compte batailler pour une exonération de l’IS pendant les 3 premières années pour toute PME créée entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019.

Les PME concernées devraient s’engager à créer au moins 2 emplois dès la première année d’activité. «Selon nos simulations, cette mesure devrait créer 250.000 emplois en trois ans», souligne Abdelkader Boukhriss, président de la Commission fiscalité à la CGEM.

L’année dernière, l’économie nationale a perdu 37.000 postes nets contre une création annuelle moyenne de 27.000 emplois durant les années 2014-2015 et 95.000 durant la période 2008-2013. Or chaque année, ce sont 350.000 personnes qui s’ajoutent à la population en âge de travailler (environ 280.000 en milieu urbain et 70.000 en milieu rural). Mais la création d’emplois n’est pas suffisante pour absorber ce flux.

Selon la Banque mondiale, «par rapport à la taille de sa population, le Maroc crée deux fois moins d’emplois que l’Egypte et trois fois moins que la Malaisie». S’il est retenu, cet amendement viendra élargir la panoplie de mesures en faveur de l’emploi. La dernière en date est tahfiz, lancée en 2015.

Ce dispositif mis en œuvre le 1er septembre 2015 prévoit la prise en charge par l’Etat de la part patronale des cotisations dues au titre de la couverture sociale pour les entreprises créées entre 2015 et 2019. Et ce dans la limite de cinq salariés pour une durée ne dépassant pas 24 mois. Le salaire exonéré est plafonné à 10.000 DH. Sauf que ce programme est loin d’être une grande réussite. Le bilan à fin novembre 2016 révèle que 1.715 contrats ont été signés avec 817 entreprises et seuls 9% des fonds accordés ont été consommés, soit 5,9 millions de DH sur un budget de 70 millions de DH!

De même la mesure d’encouragement à l’emploi à travers la prise en charge par l’Etat de la part patronale des cotisations CNSS pour une durée maximale de 12 mois en cas de recrutement des bénéficiaires de contrats de formation insertion n’a pas connu un grand engouement. Au total, 615 contrats ont été signés avec 69 entreprises.

Là aussi le taux de consommation des fonds accordés par l’Etat reste faible: 4% des 10 millions de DH prévus. Dans le projet de loi de finances, le gouvernement a introduit deux mesures en faveur de l’emploi: l’exonération permanente de l’indemnité de stage de l’IR et de la rémunération occasionnelle des étudiants chercheurs. La première dont l’impact budgétaire est estimé à 40 millions de DH vise à encourager l’insertion des jeunes diplômés dans le marché du travail.

La deuxième vise les étudiants inscrits dans le cycle doctoral et qui perçoivent une rémunération occasionnelle de la part d’une entreprise. Prévue pour 24 mois à compter de la date de conclusion du contrat de recherche, cette exonération plafonnée à 6.000 DH est censée encourager et accompagner les entreprises dans leurs projets de recherche.

 

 

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