Régions

Casablanca/Circulation: 700 caméras opérationnelles en avril

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4932 Le 05/01/2017 | Partager
220 km de fibres optiques pour gérer 200 carrefours
La phase d’installation des capteurs déjà bouclée
Deux volets: sécuritaire et de régulation du trafic
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A terme, le poste central de contrôle (PCC), actuellement en cours de construction au niveau du siège de la préfecture de police, aura deux missions: sécuritaire (un volet géré par la police) et de gestion de la circulation (géré par la police et la CUC). Le PCC devra aussi assurer la surveillance du trafic dans les trémies  (F. Al Nasser)

Des centaines de caméras, un système intelligent de régulation des feux rouges, des applications pour aviser les automobilistes en cas d’embouteillage … C’est ce que promettent les décideurs de Casablanca en 2017. Objectif: améliorer le trafic devenu infernal dans la métropole. Circuler à Casablanca est en effet un véritable parcours du combattant. La situation empire surtout durant les heures de pointe. Les blocages sur les grandes artères (comme 2 Mars ou Zerktouni) sont récurrents au grand dam des automobilistes. Les taximen évitent à tout prix le centre-ville, préférant circuler en périphérie.

Les multiples chantiers enclenchés ces dernières années sur les voiries, les ponts, trémies … se traduisent par une circulation chaotique. Une situation qui va perdurer au moins jusqu’à 2020-2022. En attendant, les automobilistes n’ont qu’à prendre leur mal en patience, le temps que le poste central de contrôle (PCC) soit opérationnel.
Ce système permettra de gérer la circulation de manière globale, avec des applications pour aviser les automobilistes sur les points noirs. «La 1re tranche du projet a déjà pris fin en décembre dernier», annonce Mohamed Bourrahim, adjoint du maire, en charge de la Mobilité et du Transport.

Durant cette phase, des capteurs ont été placés au niveau des principaux ronds-points (giratoires). La 2e tranche, dont les travaux sont en cours, consiste à placer des centaines de caméras au niveau des principaux ronds-points (giratoires).
«Ce système sera opérationnel en avril prochain», souligne Bourrahim. Le nouveau dispositif de gestion de la circulation et de la sécurité sera géré à partir du poste central de contrôle (actuellement en cours de construction au niveau du siège de la préfecture de police)
Le système, doté d’un réseau de transmission de plus de 220 km de fibres optiques, comportera plus de 750 caméras, placées sur 200 carrefours de contrôleurs intelligents. Il intégrera également plus de 600 caméras existantes (tramway, aéroport, grandes surfaces et banques, ports…). «Les données collectées vont permettre de développer des applications pour gérer le trafic», poursuit l’adjoint du maire.

A terme, le PCC aura deux missions: sécuritaire (un volet géré par la police) et gestion de la circulation (géré par la police et la CUC). Le nouveau centre devra aussi assurer la surveillance du trafic dans les trémies. «Nous sommes en train de former les agents, avec plusieurs intervenants  de la police, gendarmerie, wilaya, ville…», explique Bourrahim.
Le PCC est censé être un système de pointe pour la gestion de la circulation orienté vers l’information des usagers de la route. Il englobe la mise en place de panneaux de jalonnement dynamique d’indication des emplacements des parkings et d’information sur le nombre de places disponibles. Il prévoit également l’équipement des espaces de mobilité urbaine par des panneaux à messages variables communiquant sur l’état de la circulation et affichant des messages liés au trafic.
En plus, les Casablancais pourront avec la mise en place du PCC se renseigner en permanence sur les conditions de la circulation à travers un site web dédié.

 

 

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