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    L'Edito

    Tiers payant

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5185 Le 09/01/2018 | Partager
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    La Cnops, l’un des plus gros régimes d’assurance maladie (plus de 2,5 millions d’assurés), a engagé un petit choc de simplification. Les prospectus de médicaments ne sont plus exigibles dans les procédures de remboursements. Ce qui apparaît comme un petit détail fait toute son importance.

    A l’heure du zéro paperasse et de la dématérialisation (vignette auto, impôts, factures d’eau, d’électricité...), l’assurance maladie, qu’elle soit publique ou privée, reste l’un des secteurs les plus hermétiques au changement. Prospectus, PPV (prix public de vente), cachets, clichés d’imagerie médicale, factures d’achat... l’assuré est exposé éternellement à la logique implacable de la bureaucratie et du statut de présumé fraudeur. Il existe pourtant des moyens efficaces pour discipliner tout le monde.

    Les technologies de l’information en sont un. L’identifiant fiscal (ICE) imposable en principe à l’ensemble des professions médicales en est un autre. Et au carrefour de ces deux leviers, l’on retrouve un troisième: le tiers payant. La formule généralisée dans de nombreux pays s’appuie sur une gestion dématérialisée des flux de transfert à la fois des trésoreries et des échanges d’information entre les producteurs de soins (pharmacies, cliniques, médecins) et les assureurs.

    En France, pays ayant engagé ces réformes depuis les années 70, tout est dématérialisé, de la feuille de soins au remboursement. Seuls prérequis: de l’informatisation et surtout beaucoup de transparence! A moins de considérer que les Marocains doivent rester d’éternels sous-développés, à qui profite donc près d’un demi-siècle de retard?

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