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L'Edito

Respect

Par Nadia SALAH| Edition N°:5633 Le 13/11/2019 | Partager
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Hasard de calendrier: plusieurs organisations multilatérales se penchent sur le Maroc. Elles veulent comprendre pourquoi le pays ne réussit plus ses politiques économiques.

Il a pourtant gagné des batailles difficiles. Dont deux de natures très différentes. 

Dans les années 1983-95, il a transformé ses structures productives. Il fallait qu’elles tiennent la route d’une mondialisation modérée. La deuxième, qui devrait porter le nom de Driss Jettou, était la remise en route de la croissance entre 2002 et 2007.

Pendant ces années, le Maroc a fait des bonds: un exemple entre mille: il fallait faire venir des spécialistes étrangers tant il manquait de bras et de têtes pour servir cette incroyable croissance. Et pourtant, même avec l’aura de Jettou, il y avait peu de ministres qui se sentaient obligés de travailler.

On peut tirer une conclusion méchante mais exacte: les combines au sein des partis ne garantissent pas les compétences; elles les garantissent d’autant moins que les partis fondent d’année en année: pas de confiance, moins de militants, ce qui donne encore moins de confiance… Les mauvaises langues disent qu’on va finir par regretter les «petits arrangements administratifs», lorsque le ministère de l’Intérieur aidait les électeurs à faire le bon choix.

Néanmoins, avant de se jeter dans les bras des antidémocrates, il faudra se souvenir de ce qu’étaient les «années de plomb».

Donc, il faut un gouvernement élu, compétent avec un savoir-faire imparable pour entraîner ses troupes.

Mais ce n’est pas tout. Comme le disent les manifestants protestant aujourd’hui dans une vingtaine de pays: «Nous voulons du respect». Sur les photos montrant de braves gens réunis pour accueillir un officiel, l’officiel est certes en train de serrer une main. Mais il ne regarde pas la personne qui le salue. Ses yeux comptent, loin devant, combien il lui reste de corvées à faire. On a dit «respect»!

 

 

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