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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5282 Le 29/05/2018 | Partager
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    Devant son parti et via celui-ci, le chef de gouvernement s’est dit concerné par le pouvoir d’achat.

    Les citoyens  apprécieront d’être tenus informés seulement par ricochet via une instance partisane. Ils lui ont donné le plus de voix certes, mais pas la majorité, il s’en faut de  loin. Il aurait été plus respectueux de la fonction comme du peuple, de procéder de manière plus en rapport avec la démocratie.

    Ceci dit, Saâdeddine El Othmani résiste à la pression qui s’exerce sur lui pour recommencer à subventionner les carburants, subventions supprimées par son prédécesseur.

    Ces pressions sont d’autant plus fortes que le PJD est un parti de couches moyennes urbaines. Il faut un authentique courage politique pour refuser de céder à ces exigences. Sur cette affaire, le chef de gouvernement a placé les intérêts de la Nation avant les autres.

    Cependant, il devra tirer les oreilles de ses conseillers, qui, depuis le temps que dure la crise du boycott, ils ne lui ont pas préparé de dossier sur les transferts qu’effectue l’Etat, des entreprises et des familles aisées vers les couches moins bien nanties.

    Dans la structure des revenus au Maroc, la part des transferts est très importante. Mais il est évident qu’elle n’est plus efficace. Les couches moyennes ont besoin d’écoles publiques de qualité: elles ne les ont pas.

    Elles ont besoin de services de santé performants: elles ne les ont pas. Elles ont besoin d’espaces verts pour leurs enfants: il n’y en a pas. Il leur faut un Etat capable de veiller sur leurs droits, elles n’ont qu’une puissance rongée de dettes et de défaillances.
    L’Etat comme les villes et les politiques publiques sont encore bâtis sur le Maroc des années 1970, avec des prix encadrés et peu de marchandises sur les étals.

    Il faut tout autre chose pour les couches moyennes: des marchés efficaces et ouverts, un Etat bien tenu et surtout une croissance forte et régulière. On est loin du compte.

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