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L'Edito

Name and shame

Par Nadia SALAH| Edition N°:5775 Le 04/06/2020 | Partager
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Après avoir laissé des fuites (pratique démocratique utile, mais pas assez fréquente lorsque l’information est volumineuse), la CGEM a rendu publiques ses 508 mesures.

Elles sont à inscrire, dit la Confédération patronale, dans le texte de la prochaine loi de finances. On ne sait pas encore si le gouvernement va se contenter de débats en commission ou lancer une loi rectificative en bonne et due forme.

Une liste aussi longue de demandes faites à l’Etat, donc à la collectivité, marque un changement important dans le management des revendications/doléances.

Aussi loin que l’on remonte, la CGEM s’est toujours gardée du système de catalogue, que l’on a aujourd’hui. Est-ce un bien? Est-ce un mal? On le saura à la sortie.

En tout cas, pour se donner des chances de réussir, elle devra mobiliser de grosses ressources de lobbying, sur une période longue.

En outre, elle a reçu une reconnaissance royale, bienvenue dans cette période où tant de mains se tendent vers la puissance publique.

De toutes ces mesures, la plus importante est le traitement des retards de paiement. La Confédération a lancé sur le bout des lèvres la procédure «Name and shame», désigner publiquement le mauvais payeur et lui faire honte.

C’est une méthode dure, mais dans le monde, c’est la seule qui fonctionne.

Paris l’applique depuis deux ans, sous la responsabilité du ministère des Finances: ont été prises dans la honte publique des entreprises qui donnaient des leçons de respectabilité et de vision sociale!

Mais attention, depuis dix ans que ce lourd problème de refus de paiement existe, bloquant la croissance du Maroc à des niveaux très bas, il y a eu des dizaines de bâtons mis dans les roues de l’assainissement des factures.

 

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