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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5676 Le 15/01/2020 | Partager
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    Les Marocains connaissent parfaitement les signes et messages, même involontaires. Or voilà que l’opinion publique semble de plus en plus déçue des messages envoyés par la Commission du nouveau modèle.  Ce n’est pas la qualité et la compétence des membres qui sont en jeu. Seulement la méthode.

    Aggravant ce contexte, les communiqués, tous sur le même modèle (sans jeu de mot), nous rajeunissent de quelque 30 ou 40 ans. C’était du temps où la MAP, notre agence officielle de presse, devait se conformer au déni d’information, en employant beaucoup de mots pour éviter de fournir la moindre donnée intéressante.

    Pourtant, il avait été hautement recommandé d’informer et de communiquer, deux processus différents. Et de ne pas y marchander sa peine: deux cadres de haut niveau ont été recrutés à cette fin. Ecoute-t-on leurs idées, issues de longues expériences?

    Pourtant, le nombre de débats spontanés montraient et montrent que les gens veulent s’approprier les perspectives du «nouveau modèle». Leur donner l’impression qu’ils doivent rester en dehors n’est pas du meilleur effet. Il n’est pas question de faire de la Commission un parlement géant ou une foire. Néanmoins, la démocratisation exige de créer et gérer des proximités.

    Les partis politiques, qui ne sont pas tenus en très haute estime, ont été invités les premiers. On comprend parfaitement la manœuvre: si on ne les met pas dedans, ils deviendront des adversaires dehors. Il n’empêche que si les partis fonctionnaient bien, il y a longtemps qu’ils l’auraient fabriqué, ce nouveau modèle. Peut-on les prendre au mot et rendre leurs idées publiques?

    Tout le monde l’a compris, la Commission doit travailler avant de livrer. Ce qui ne l’empêcherait pas d’accompagner et de soutenir l’intérêt du public vis-à-vis de son travail. Cela ne fait-il pas partie des liens sociaux d’une vieille nation comme le Maroc?

     

     

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