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Par L'Economiste| Edition N°:2030 Le 27/05/2005 | Partager

A cause de la sécheresse et des mécontentements dans plusieurs régions, ce n’est pas le moment de mettre en application cette option, mais c’est peut-être le moment d’y penser pour la préparer: il faudra rétablir la fiscalisation agricole. L’agriculture ne rapportait pas grand-chose quand Hassan II avait supprimé l’impôt agricole au début des années 80. Il avait été convenu que cela ne devait durer “que” dix ans. Et puis cela a été reconduit, et reconduit… Ce fut bien suffisant pour que se constitue, à la faveur de la démocratisation, un vrai lobby contre la fiscalité de ce secteur où les gros se cachent derrière les petits. Quel meilleur moyen pour les riches que de se draper dans la misère des pauvres afin d’échapper au devoir de solidarité? Tout le monde le sait à la campagne; il n’y a que chez les politiciens de Rabat qu’on ne le comprend pas.Ceci heurte la morale, bien sûr, et donc affaiblit le lien social qui fait qu’une nation est une nation. C’est l’argument le plus important, mais chacun comprend bien que face aux lobbies, la solidarité pèse peu.Mais il y a aussi un argument pragmatique contre le maintien ad vitam aeternam de l’exemption fiscale. On n’est plus très sûr aujourd’hui que cette mesure attire dans le secteur des capitaux capables de l’aider à se moderniser. Il semble qu’avec le temps, des investissements se soient transformés en placements d’attente. Nul ne peut dire quelle est la part de l’investissement ayant réellement modernisé l’agriculture face à celle qui n’a fait que geler des terres, en servant parfois d’écran au blanchiment de capitaux. Cela mériterait d’être regardé de plus près au lieu de se voiler les yeux et de se boucher les oreilles au nom de la misère rurale En effet, on sait depuis deux siècles au moins, que ni le système agrarien, ni les kolkhozes, ni les latifundia et pas davantage les propriétaires absentéistes, ne sonnent une agriculture performante.Nadia SALAH

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