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    L'Edito

    Faux combat

    Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:4916 Le 14/12/2016 | Partager
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    L'Offensive lancée contre la loi «66-12» réprimant les infractions aux règles d’urbanisme et de construction est symptomatique d’un certain état d’esprit dans la société. Dans une rare et curieuse unanimité, les professionnels intervenant sur l’acte de bâtir se soulèvent contre ce qu’ils qualifient de «code pénal de la construction». Architectes, promoteurs immobiliers, topographes, opérateurs de BTP, gérants de laboratoires d’études sont soudés face au durcissement de la législation.
    Oui, comme tout citoyen, ils ont le droit de s’inquiéter de la manière dont sera appliqué ce texte. Mais ils ne devraient pas se tromper de combat. Cette loi était nécessaire et indispensable après des années d’impunité, de désordre, voire d’incurie dans ce secteur. Pour le législateur, il s’agit avant tout de préciser les responsabilités de chacun sur les chantiers de construction. Et en cas d’incident ou de sinistre, que l’on sache qui a fait quoi et qui était responsable de quoi.
    L’opinion publique ne peut plus accepter que les maillons les plus faibles de la chaîne soient les seuls à rendre des comptes à la justice. C’est exactement ce qui s’est passé lors de l’effondrement d’immeubles construits dans des conditions douteuses à Fès et Casablanca.
    Paradoxalement, ce sont les mêmes professions qui avaient exigé une plus grande sévérité du législateur qui la dénoncent aujourd’hui. Qu’il y ait des imperfections dans la loi 66-12 comme dans beaucoup d’autres, c’est une évidence. Il ne s’agit pas du tout de stigmatiser certaines professions. Ce qui compte, c’est l’esprit de ce texte et l’assainissement qu’il est censé insuffler. Pour le reste, celui qui se sentirait injustement mis en cause peut s’en remettre à la justice.

     

     

     

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