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L'Edito

Fausse monnaie

Par Nadia SALAH| Edition N°:5635 Le 15/11/2019 | Partager
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Voici la preuve que les classements de «Doing Business» de la Banque mondiale sont en grande partie de la poudre aux yeux: Par quel miracle grimpe-t-on de 7 places d’un coup quand un nombre grandissant d’entreprises n’arrivent pas à se faire payer?

Y compris si le débiteur est une «filiale» de banque semi-publique! Y compris si la Banque centrale signale scrupuleusement année après année le gonflement des «incidents de paiement».

Expression bien naïve pour une gangrène menaçant de faire régresser le Maroc.

Ce sont de gros montants: 69 milliards de DH (bien lire: soixante-neuf milliards!) pour les lettres de change normalisées, ce qu’on appelle les traites ou effets de commerce. Presque un demi-million de chèques impayés pour un montant de 13 milliards de DH ont été déclarés. Soit un total de 82 milliards de DH de fausse monnaie, qui bloque évidemment la croissance et l’emploi.

On ignore si les déclarations sont correctement faites ou bien si les victimes et leur banquier préfèrent se taire.  Pour garder un client ou pire… En effet, au bout d’un moment, ce n’est plus les mauvais payeurs qui sont en faute. C’est le mal payé qui est en danger. La sécurité financière du Maroc aura de la chance s’il n’émet pas, à son tour, de la fausse monnaie.

Si les sommes sont colossales, le nombre de fraudeurs n’est pas si grand, 75.000 personnes, plus 43.000 entreprises, tous «incidents compris». A qui le gouvernement veut faire cadeau des pénalités pour leurs chèques en bois, en plus de leur offrir de blanchir les fraudes fiscales. C’est un cauchemar.

Les lois, religieuses, juridiques, économiques et sociales, se mettent à marcher à l’envers.

Ces grosses poignées de fraudeurs sont-elles devenues assez influentes pour voler aussi le pouvoir, qui plus est sous un gouvernement soucieux de morale?
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NB: Voir l’analyse et les propositions de M’Fadel El Halaïssi, L’Economiste du 7 octobre 2019

 

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