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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:4134 Le 15/10/2013 | Partager

Une remontrance royale, c’est un blâme puissance dix.  Les édiles et autorités publiques de Casablanca sont pris de frénésie depuis le discours du Souverain sur le mauvais état de la capitale économique. Inversement, les Casablancais sont soulagés: leurs critiques ont des chances d’aboutir. Leurs commentaires  sont encore plus sévères qu’avant. Mais tous intègrent-ils bien le fait que les Casablancais font partie de l’équation de leur ville? L’incivisme de bon nombre de citoyens aggrave les problèmes de la ville, même si chacun est bien conscient que cet incivisme est entretenu par l’impéritie générale. Les habitants, quel que soit leur milieu social, ont naturellement un rôle à jouer dans l’amélioration de leur propre condition de vie urbaine.
Mais les habitants, avec le meilleur engagement citoyen du monde, ne peuvent pas renverser la vapeur quand la locomotive est engagée sur un mauvais chemin.
Il est donc essentiel de bien poser les difficultés de la capitale économique.
Or, commencent à se développer des discours affirmant qu’on manque de moyens, qu’on manque ou qu’on a trop d’employés, que le gouvernement ou l’administration se mêlent trop ou pas assez des affaires de Casablanca, qu’il y a des vides juridiques et des conflits de compétences… En un mot, c’est la faute de l’autre.
Ces thèmes ont en commun de déresponsabiliser la gestion.  Il y a fort à parier que ce souci de déresponsabilisation est aussi le moyen de bloquer l’affaire afin que rien ne change. Pour s’en convaincre il suffit d’observer que les autres villes vivent exactement les mêmes problèmes et qu’elles ne s’en sortent pas aussi mal que la puissante capitale économique. Partout, Casablanca est la ville la plus riche et la plus attractive de tout le Royaume. 
Il serait dommage que les commentaires continuent sur le mode de la déresponsabilisation. Ce serait le signe certain que malgré le blâme royal, rien ne sera changé.

Nadia SALAH

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