×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Effriter

Par L'Economiste| Edition N°:2118 Le 28/09/2005 | Partager

Après une accalmie de plus d’une année, les syndicats de l’enseignement reviennent à la charge. Ils ont lancé un mot d’ordre de grève nationale pour le 7 octobre dans l’ensemble des établissements scolaires publics. C’est une véritable épreuve pour le ministre de l’Education nationale, d’autant que ce mouvement de protestation est initié et conduit par les fédérations de quatre centrales syndicales: la FDT, l’UGTM, l’UMT et l’UNMT. C’est dire l’ampleur du malaise qui ronge ce secteur stratégique pour les générations à venir. Et les goulots sont nombreux: le manque de collèges, la surcharge des classes, avec parfois 60 élèves, la lourdeur des programmes… Cela sans oublier le calvaire des épouses déchirées par l’écartèlement familial. Sur ce dernier dossier, rien n’a été fait et les familles continuent leur grève de la faim enclenchée depuis 18 jours. La responsabilité du ministère y est engagée. C’est donc tout ce climat malsain qui éclabousse l’Education nationale.A l’origine de la grogne des enseignants, leur statut et la promotion interne. Pourtant, les rounds des négociations avec le ministère de tutelle l’année dernière avaient abouti à la conclusion d’accords sur plusieurs points. Encore une fois, de la poudre aux yeux. Une poudre qui a fini par énerver les syndicats qui entament un bras de fer avec la tutelle.En fait, la démarche d’El Malki avec les centrales donne à réfléchir. Ce n’est pas un novice, il a été ministre plusieurs fois et connaît les rouages de l’Etat. Pourquoi s’est-il engagé alors qu’il savait parfaitement que la bonne gouvernance exige d’impliquer le ministère des Finances, lorsqu’on veut accorder des avantages matériels? Aujourd’hui, les syndicats ont compris que c’est à la porte de Oualalou qu’il faut taper. Dans ce bras de fer, c’est incontestablement El Malki qui sortira perdant. Et c’est une partie de sa crédibilité qui commence à s’effriter.Mohamed CHAOUI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc