×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Diagnostic?

Par Nadia SALAH| Edition N°:5586 Le 05/09/2019 | Partager
nadia_salah.jpg

Mais qu’est-ce que c’est que ça?

Ça, c’est le «Diagnostic du secteur privé: Créer des marchés au Maroc». Le texte porte l’estampille de la Banque mondiale et de sa filiale, la SFI.

Jugeons sur pièce.

«La baisse de la valeur immobilière (favoriserait…) la production industrielle». Visiblement, on n’est guère au fait des travaux de ces 20 dernières années en science éco ou sociologie. Un simple recopiage de ce que disent presse et télévisions aurait donné un meilleur rendu.

Inversement, pas d’explication sur ce phénomène qui fait que le Maroc est champion des investissements et le cancre du rendement. C’est le nœud du problème.  On aurait à bon droit attendu cela, sous la signature prestigieuse de la SFI-Banque mondiale.

Ce n’est pas tout. Pourquoi avoir mis ensemble gaz et électricité pour les subventions/cadeaux fiscaux: nous avons d’un côté des subventions sans vraiment de valeur ajoutée, et de l’autre une production locale, avec des prix encadrés confinant à la folie.

Et puis quelle idée d’aller soutenir le boycott de Sidi Ali? On ne voit pas très bien où est la «création de marchés» dans cette affaire, sauf à élargir le sabotage politique. L’eau en bouteille n’est pas un produit de première nécessité, que l’on sache. En revanche, il aurait été intéressant d’avoir la liste et les montants fiscaux qui frappent cette industrie.

Pourquoi ne pas signaler que les entrepreneurs manquent de données sur les investissements, chiffres qui furent en accès libre. Des experts plus aguerris y auraient vu immédiatement la faille: les données industrielles et commerciales, quand elles existent, sont accessibles aux uns, pas aux autres. D’où l’élévation du risque.

En plus, zéro pointé pour le contrôle: en bas d’une page un chiffre, en haut de la suivante, un autre chiffre pour la même donnée.

C’est assez!  Ce «travail» ne mérite que des excuses.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc