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    L'Edito

    Demi-impôt?

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5194 Le 24/01/2018 | Partager
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    Un groupe de jeunes femmes caresse le projet de créer un slogan qui dirait: «Demi-part d’héritage, demi-part d’impôt!». Ces dames sont conscientes de la difficulté qu’il y a à développer  publiquement l’idée de l’égalité de l’héritage entre les garçons et les filles.

    Ce que confirment le séminaire de la fac de droit et l’étude de Sunergia (voir ci-contre). Certes on peut lire les chiffres à l’envers, en disant qu’un homme sur cinq et une femme sur trois veulent l’égalité de l’héritage. C’est exact, mais ce ne serait pas une juste image de la réalité.

    Alors ces jeunes dames poussent dans une autre direction: «Demi-portion avec l’héritage, demi-portion avec les impôts aussi», disent-elles, réclamant l’application de la Constitution et de la Moudawana, mais  hésitant devant ce qui pourrait être un appel à la désobéissance civile.

    Avec 2,21 enfants par femme, une famille sur quatre n’a que des filles. C’est mathématique. Donc, statistiquement, une famille sur quatre se trouve devant le dilemme: contourner la loi ou permettre que des collatéraux dépouillent leurs enfants. Toujours statistiquement, deux familles sur quatre ont à assumer l’idée que leur fille ne vaut pas leur garçon.

    Pourtant, bien souvent, c’est à elle que les parents vont confier leur vieillesse. Alors, dans la pleine force de leur âge, au temps de leur puissance, des pères corrigent la «situation». Combien sont-ils? Le font-ils à 100% ou un peu? Qui peut savoir puisque les parents le font sans en parler. De leur côté, les autorités, laïques ou pas, préfèrent regarder ailleurs quand se produisent ces accrocs aux règles.

    Comment condamner les arrangements que les parents prennent avec des dogmes, en rééquilibrant l’héritage de leurs filles? Sur le fond, que font-ils vraiment ces parents? Ils introduisent en fraude des éléments de justice là où il en manque.  
    Ce serait mieux si l’on pouvait se passer de l’hypocrisie, mais, dans le contexte actuel, est-ce possible?

     

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