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L'Edito

Clandestinité

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5661 Le 24/12/2019 | Partager
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La lutte contre l’informel est devenue un rituel un peu convenu. Les gouvernements réitèrent chaque année leurs engagements sur ce front  mais peinent en réalité  à apporter une réponse sans équivoque sur cette vieille plaie de l’économie marocaine.

Il est certes bien accommodant de se satisfaire de certaines de ses vertus supposées, «débrouillardise», «système D», «économie populaire», mais le fait est qu’il est impossible de l’ériger en tant qu’alternative réelle de développement et encore moins en véritable modèle social.

Dans un paysage marocain où les frontières entre formel et informel sont loin d’être étanches, le patronat lui-même semble hésitant sur la position à adopter: rappelons-nous l’année dernière le tohu-bohu des grèves des commerçants de Derb Omar autour de l’article 145 du CGI et ses exigences de transparence informatique.

Le statu quo offre une double lecture. Soit que l’informel se nourrit d’un déficit de contrôle. Auquel cas, il faut y remédier en mobilisant beaucoup plus de moyens, tant techniques que pédagogiques, c’est-à-dire en insistant sur l’importance du civisme fiscal et en convainquant du  bon usage de la contrepartie de l’impôt, notamment une qualité de service public irréprochable. Soit que l’écosystème entrepreneurial est surcontrôlé, et devient un pousse-au-crime vers l’informelisation.

Dans ce cas, il faut traquer toutes les pesanteurs potentielles qui  subsistent, que celles-ci portent sur le marché de l’emploi, le financement,  l’investissement ou la fiscalité… L’inaction sur le dossier de l’informel a un coût réputationnel trop élevé.

Elle laisse supposer l’existence de systèmes clientéliste et de corruption, dans la mesure où l’informel place ses acteurs dans des situations de vulnérabilités qui se monnayent. Les réseaux de pouvoirs s’y substituent à la loi car le «droit» à la clandestinité a un prix!

 

 

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