×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Avril

    Par L'Economiste| Edition N°:3502 Le 06/04/2011 | Partager

    Comme nous l’annoncions dans notre édition d’hier, des enquêtes sont engagées au niveau de la Bourse de Casablanca, concernant divers actes. Certaines enquêtes iront peut-être plus loin que la sanction disciplinaire: on parle en effet de pénal pour des délits d’initié.
    Ces délits, qui font partie des plus graves manquements pouvant exister sur un marché boursier, sont très fréquemment invoqués par les rumeurs ou les conversations de salon. Ils sont cependant relativement rares, parce qu’ils sont assez faciles à pister, mais ils restent difficiles à prouver.
    Beaucoup redoutaient que le départ de Dounia Taarji, la précédente patronne du CDVM, et que les avatars de la Bourse avant l’arrivée de Karim Hajji affaiblissent leur surveillance et leur pouvoir de sanction. Il n’en est rien, au contraire. Et c’est heureux. Même encore placées sous l’autorité du ministre des Finances, ces deux entités ne sont pas entravées dans leur compétence. Salaheddine Mezouar ne se laisse pas impressionner par ceux qui voudraient rester dans une confortable discrétion. Une confortable discrétion dont on sait bien qu’elle peut abriter... toutes sortes de choses. Vu ce contexte et même si l’action est très tardive, il faut saluer ici le courage politique et le sens du devoir du ministre.
    Il n’empêche qu’il serait plus sage d’institutionnaliser cette autonomie en faisant passer dans les textes eux-mêmes l’automaticité des sanctions, y compris quand elles sont assez graves pour mobiliser la justice.
    En fait, le texte est prêt, comme d’autres sur le prêt-emprunt de titres, sur le marché à terme et l’ouverture du capital de la BVC.
    Mais le système institutionnel de production des textes est si lent, si lourd, si imprécis que ces réformes sont toujours en attente.
    Ce sera pour la session parlementaire d’avril, dit-on, comme toujours… sans que l’on puisse fixer en quelle année sera ce précieux mois d’avril.

     

    Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc