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Vente de la Régie des Tabacs: Le chèque pour début juillet

Par L'Economiste | Edition N°:1532 Le 04/06/2003 | Partager

. Quatre semaines pour le bouclage des documents juridiques et du montage financier . La moitié du pactole ira au Fonds Hassan II pour le développement économique et social. A Paris et Madrid, les bourses accueillent mal la nouvelleFathallah Oualalou n'a pas pris le temps de savourer la bonne nouvelle: 14,08 milliards de DH pour vendre 80% de la Régie des Tabacs à Altadis. Le ministre des Finances et de la Privatisation s'est envolé immédiatement après la signature du PV de la commission des transferts vers Addis Abéba pour participer à une réunion de travail avec ses homologues africains de l'Economie et des Finances. Personne, ni au ministère ni ailleurs, n'a songé un seul instant qu'il allait tirer le jackpot. D'ailleurs, le prix payé par Altadis est jugé élevé. Hier dans la matinée, l'action du groupe franco-espagnol a enregistré une baisse tant à la Bourse de Paris qu'à celle de Madrid. «Les variations des cours d'Altadis sont plutôt liées aux fluctuations des bourses européennes«, précise Mohamed Boussaïd, directeur de la DEPP du ministère des Finances et pilote de la privatisation de la Régie.Après chaque opération de privatisation, il y a une question qui revient régulièrement: l'acheteur a-t-il payé le juste prix? Altadis n'y a donc pas échappé. Le nouveau propriétaire de la Régie doit décaisser plus de 14 milliards de DH, un montant jugé trop élevé, selon certains analystes qui estiment la valeur de l'entreprise entre 7 et 9 milliards de DH. C'est 38% plus cher que ce qui a été proposé par British Tobacco et 58% plus par rapport à Philip Morris.Hier à Paris, au cours d'une présentation des détails de l'opération, les responsables d'Altadis se sont montrés confiants, estimant que «la transaction devrait avoir un impact relutif sur les bénéfices, ainsi qu'un effet relutif sur le BPA (bénéfice par action) avant amortissement des écarts d'acquisition dès la deuxième année«. L'opérateur franco-espagnol s'attend également à développer à l'horizon 2005 près de 200 millions de DH en termes de synergies. En tout cas, le chèque est attendu pour fin juin-début juillet. Ce délai est nécessaire pour boucler les documents juridiques et le montage financier. Cependant, la totalité du chèque n'ira pas dans les caisses de l'Etat. Oualalou devra partager ce pactole avec le Fonds Hassan II pour le développement économique et social. Au moins 50% du montant de la transaction iront au Fonds. Cependant, au ministère des Finances, on fait valoir que le Fonds dispose de beaucoup d'argent qui n'a pas été dépensé. Pour le budget, 2003 s'annonçait difficile. La privatisation vient de jouer un rôle d'équilibre puisqu'elle permettra de contenir le déficit à 3%. Hors privatisation, il avait atteint près de 5% l'année dernière. Le même scénario allait se répéter.Pour la Régie, l'objectif du ministère de la Privatisation est de maintenir la pérennité de l'entreprise avec qui travaille une population de près de 30.000 personnes (des employés, des tabaculteurs et des débits de tabac).D'ailleurs, les pouvoirs publics ont rallongé la période du monopole des tabacs à 2008 au lieu de 2005. Cette action vise à donner suffisamment de temps à la Régie pour gagner de l'argent et se restructurer pour mieux affronter la concurrence. Rappelons que les 20% qui restent seront cédés via la Bourse des Valeurs de Casablanca.Une autre grande opération de privatisation est programmée pour cette année. Il s'agit des 16% de Maroc Telecom. Vivendi Universal a demandé un délai supplémentaire qui court jusqu'à septembre pour donner une réponse. Le groupe est tenu d'acheter ces parts. Son président, Jean-René Fourtou, veut les acquérir à condition de vendre des actifs américains. Après cette opération et celle de la Régie des Tabacs, les grandes privatisations vont se faire de plus en plus rares. On devrait plutôt s'orienter vers la cession de régies gérant des services publics en monopole ou en quasi-monopole. Cela nécessitera au préalable la définition des politiques sectorielles de libéralisation. Cependant, pour cette année, on a retenu huit entreprises à vendre au secteur privé. Biopharma figure en tête. Elle a pour activité principale la fabrication, le conditionnement, l'importation et la commercialisation des produits vétérinaires, pharmaceutiques, chimiques et biologiques. Elle est suivie par la Société Marocaine du Thé et du Sucre (SMTS), ex-ONTS, chargée comme son nom l'indique de l'importation, le conditionnement et la commercialisation du thé et du sucre. Sococharbo figure également sur la liste. C'est une société de négoce dont l'activité principale est le commerce en gros et en détail du bois. Autre privatisable, la Sonacos, tournée vers la commercialisation des semences, disposant d'un réseau dense à travers le pays.La cinquième société à vendre est Drapor, spécialisée dans le dragage des ports. La Société de Sel de Mohammédia (SSM), la Société Chérifienne des Sels (SCS) sont également sur la liste. La dernière entité concernée est la BTNA, tournée vers la fabrication de tous les matériaux de construction et produits céramiques. Mohamed CHAOUI

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