Economie

Vedrine rassurant

Par L'Economiste | Edition N°:291 Le 31/07/1997 | Partager

C'est dans le but de réaf-firmer l'importance du Maroc dans la politique française que le ministre français des Affaires Etrangères, M. Hubert Vedrine, s'est rendu au Maroc les 28 et 29 juillet. La politique de la France à l'égard du Maroc se poursuivra dans le même état d'esprit qu'auparavant, précise-t-il. «C'est important pour la France d'avoir de bonnes relations avec les pays du Sud de la Méditerranée, notamment le Maroc», déclare-t-il d'emblée lors d'une conférence de presse tenue le 29 juillet à la Résidence de France à Rabat.
Plusieurs «questions» relevant des projets de coopération entre les deux pays ont été soulevées par le chef de la diplomatie française avec les responsables marocains. M. Vedrine souligne que le soutien apporté par la France en vue de la consolidation de la coopération économique du Maroc avec l'UE dépend des trois parties qui devront «trouver une meilleure combi-naison». En outre, le Maroc est invité à développer ses rapports avec les autres pays européens «afin de tirer le meilleur parti de l'accord d'association» qui le lie à l'Europe, indique le ministre français.

Par ailleurs, M. Vedrine précise qu'il n'est nullement question de parler «d'un problème franco-marocain concernant le visa». Ce problème concerne également plusieurs autres pays. Il assure en revanche que le nouveau gouverne-ment entend approcher cette question avec plus de souplesse. L'ambassadeur de France souligne pour sa part que de multiples micro-projets ont été réalisés, notamment par l'Administration, des ONG et quelques entreprises en vue de réintégrer les immigrés et même les aider au retour.
Concernant la possibilité de conversion de la seconde tranche de la dette marocaine en investis-sements, M. Vedrine déclare à L'Economiste que le gouvernement Jospin est favorable à l'idée. Quant à la relance des investis-sements français, le ministre explique qu'elle reste tributaire de la volonté des investisseurs eux-mêmes. Il signale au passage «qu'il y a encore beaucoup d'opportunités à saisir au Maroc».
Enfin, M. Vedrine a expliqué que la France, comme les autres pays, luttait pour redonner de la substance au processus de paix dans la région du Proche-Orient mais sans pour autant avoir une initiative qui lui soit propre.

Rafik IKRAM

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