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    Economie

    Qui se cache derrière les SAP

    Par L'Economiste | Edition N°:291 Le 31/07/1997 | Partager

    Les SAP sont nombreux, mais ils ne le sont pas tous vraiment. Plusieurs listes SAP ont été en fait présentées par des partis politiques. La loi ne permet pas d'en présenter plus d'une. En attendant la composition des bureaux, une première analyse par grandes tendances.


    Après regroupement des grandes tendances politiques, le succès des «sans appartenance politique» (SAP) ne se confirme que dans les cas des chambres de commerce, d'industrie et de services (CIS) ainsi que celles des pêches maritimes s'accaparant 42% des sièges dans les premières et 34,7% dans les secondes.
    Dans le CIS, la Koutla a été deuxième avec 203 sièges représentant 23,8%. Le Centre suit avec 18,3% (156 sièges). C'est le Wifak qui prend la deuxième place dans les chambres des pêches maritimes, avec 12,5% des sièges. Il est suivi par le Centre et la Koutla avec 9% chacun. Toutefois, les trois tendances restent très loin du score des SAP qui est de 83 sièges, soit 69% du total.
    Les SAP perdent néanmoins cette hégémonie dans les chambres d'agriculture et d'artisanat. Dans ces dernières, la première place est en effet revenue à la Koutla qui a obtenu 183 sièges, soit 33,9%. Les SAP se sont contentés de la deuxième position avec 165 sièges et 30%. Le Centre et le Wifak suivent avec respectivement 103 sièges (19%) et 88 sièges (16,3%).
    La répartition dans les chambres d'agriculture est encore moins favorable aux SAP. Ils s'y sont classés en troisième position derrière le Wifak (193 sièges et 31,6%) et les partis du Centre (165 sièges et 27%). Ayant pu obtenir 18 sièges, soit 21% du total, les SAP se sont classés troisième. Quant à la Koutla, elle vient en dernier avec 123 sièges, soit 20% du total.

    Eparpillement


    Les SAP ont certes remporté la majorité des sièges dans les élections professionnelles, mais cela ne signifie aucunement une désaf-fection pour les partis politiques. En fait une grande majorité des élus sans appartenance politique se sont présentés sans couleur, alors qu'ils ont un parti derrière leur candidature. Les élections des bu-reaux des cham-bres donneront la juste mesure de ce phénomène. Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) ne nie pas que des SAP lui sont acquis, comme l'a affirmé à L'Economiste M. Abderrahmane El Kohen, l'un des dirigeants de ce parti de centre.
    Pour M. Noureddine Benomar El Alami, le ministre de l'Environnement et président délégué de l'Union Constitutionnelle (UC), tous les partis recourent à cette tactique électorale qui consiste à présenter des listes SAP. Autrement, aucun parti ne pourrait en présenter plus d'une seule, conformément à la loi. A Rabat, par exemple, l'UC a présenté trois listes dont une SAP. Aussi, personne ne pourra risquer un pronostic concernant les élections des bureaux. Les SAP qui doivent représenter «au minimum 50% des sièges» ne le permettent pas, a souligné M. Benomar El Alami qui relève par ailleurs le grand éparpillement des voix et la disparition de l'ancienne hé-gémonie d'un ou deux partis.
    Concernant le déroulement des élections, les critiques ne man-quent pas. Un candidat, ancien conseiller com-munal, n'ayant pu renouveler son mandat le 13 juin dernier, a réussi à se faire élire dans la chambre des services «malgré les difficultés rencontrées». Il assure que l'argent a été l'argument le plus solide et le plus utilisé pour décider les électeurs.o

    Hakim ARIF

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